Journée sur les sobriétés et l’efficacité énergétique à Montcuq le 2 décembre 2017

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Un parc éolien ardéchois en financement participatif

http://www.batiactu.com/edito/un-parc-eolien-ardechois-financement-participatif-47681.php?MD5email=552e1091b67b23d2d70f1530f21db844&utm_source=news_actu&utm_medium=edito&utm_content=article

Le producteur d’électricité verte CNR propose d’associer les habitants de la commune de Saint-Georges-les-Bains (Ardèche) au financement d’un parc éolien qui doit être bâti sur leur territoire. Un moyen de favoriser l’acceptation locale du projet.

Le financement participatif des projets d’énergies renouvelables est en plein développement. La ministre de l’Environnement avait d’ailleurs annoncé, à la fin de 2016, la création d’un label dédié dont les premiers projets devaient être sélectionnés en ce début d’année. Dans cette mouvance, le producteur d’électricité 100 % renouvelable Compagnie Générale du Rhône (CNR) propose aux habitants d’une commune d’Ardèche d’investir dans un futur parc éolien qui doit être érigé dans ce territoire. L’entreprise explique vouloir « associer citoyens et collectivités à ses projets » pour « redistribuer la valeur créée (…) aux riverains« . Une initiative que le producteur d’électricité entend répliquer pour « d’autres projets de production d’énergie verte« . Une façon de « favoriser l’acceptation et l’intégration locale des projets« , souligne Julien Hostache, le directeur général d’Enerfip, la plateforme de financement participatif choisie.

 Environ 200 k€ attendus

 Il est prévu que le parc éolien de Planèze soit constitué de cinq éoliennes de 64 mètres de haut (100 mètres en bout de pale), d’une puissance cumulée de 11,5 MW et qu’il produise l’équivalent électrique de la consommation annuelle de 8.500 personnes (soit quatre fois la population du village). De quoi éviter le rejet de 13.735 tonnes de CO2 dans l’atmosphère chaque année. La levée de fonds sera effectuée entre le 1er mars et le 31 mai en trois phases : une première réservée aux riverains du projet, une deuxième aux salariés de CNR et enfin, une troisième ouverte au public. L’investissement minimal a été fixé à 10 € et le maximal, à 10.000 €. Il est prévu que 200.000 € soient récoltés, un montant proche de celui obtenu par EDF Energies Nouvelles à l’été 2015, lors d’une opération de financement participatif similaire pour un parc éolien dans les Vosges. Les 135.000 € apportés avaient alors servi à financer les études préalables à la construction. Des montants qui restent bien loin du plafond des opérations de financement participatif, porté à 2,5 M€ au mois de septembre 2016.

CNR annonce, de son côté, que les travaux ont d’ores et déjà commencé à l’été 2016 avec le concours d’entreprises locales pour les opérations de terrassement. La mise en service du parc est programmée pour le mois de juillet. L’énergéticien exploite déjà 33 parcs éoliens d’une puissance totale de 382 MW. Mais sa principale ressource reste l’hydroélectricité qui représente, avec 3 GW de capacité installée dans 19 grandes centrales et 21 petites, plus de 88 % de sa puissance. L’entreprise a engrangé, en 2016, un chiffre d’affaires de 1,05 Mrd €. Elle est détenue à 49,97 % par Engie, la Caisse des Dépôts (33,2 %) et des collectivités locales (16,83 %).

Ca bouge chez les autres ( des voisins), désormais producteurs d’électricité

A mi-chemin entre une installation individuelle et une grande centrale au sol, un « parc solaire citoyen » permet de produire de l’énergie à l’échelle d’une communauté locale :

  • Il naît d’un projet collectif : des habitants mettent en commun leur épargne pour créer une coopérative  et gérer ensemble un investissement raisonnable (300 000 €).
  • Il occupe un espace restreint (moins d’un hectare) et valorise un espace sans concurrencer d’autres activités, agricole par exemple.
  • Sa puissance limitée (250 kWc) facilite les démarches administratives (simple autorisation de travaux) et permet de faire travailler des artisans locaux.
  • Il participe à l’effort international pour augmenter la part des énergies renouvelables. Il contribue, avec la sobriété et l’efficacité énergétique, à contenir le dérèglement climatique.

En s’inspirant de plusieurs expériences, notamment dans le Gard et l’Aude, CéléWatt propose de créer progressivement une grappe de parcs solaires le long de la vallée du Célé et sur les Causses du Quercy environnants.

Tremplin pour les Énergies Citoyennes – s’approprier la gestion de l’énergie

Une nouvelle rencontre débat est organisé par Quercy Blanc Environnement au sujet des énergies citoyennes.

Produire local et consommer avec modération, telle pourrait le slogan de la transition énergétique de surcroit citoyenne.

N’attendons pas que cela vienne, soyons acteurs.

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Projets de parc éolien des Gorges de la Cère (Lot)

http://www.lelotenaction.org/pages/content/archives/projets-de-parc-eolien-des-gorges-de-la-cere-lot.html

Projets de parc éolien des Gorges de la Cère (Lot)

Un article publié dans le Lot en Action du mois d’octobre (n°94), par Laurent Cougnoux, mis en ligne le 1er octobre 2015

Info lot parcs eoliens des gorges de la cere 1Deux projets de parcs industriels d’éoliennes sont actuellement à l’étude sur les communes mitoyennes de Comiac (département du Lot, cinq éoliennes de 180 m de haut par GDF Suez) et celles de Camps, Mercoeur et Sexcles (département de la Corrèze, dix éoliennes de 200 m de haut par la société Eolfi). Les démarches administratives (permis de construire et les autorisations d’exploiter) devraient être effectuées dès cet automne et les enquêtes publiques auront lieu en 2016.

Il va sans dire que ce type de projet réveille les passions et plusieurs collectifs d’opposants sont déjà à l’œuvre, à l’image de celui d’Agir autrement pour la Xaintrie (AAPLX) et de l’association pour la Protection du Patrimoine des Gorges de l’Escaumels (APPGE), qui ont mis en ligne une pétition pour s’opposer à la création de ces parc éoliens (1).

Là où le bât blesse, c’est précisément dans les arguments qui sont avancés par ce collectif, qui se concentre sur les pollutions visuelles et sonores, sur la dépréciation des biens immobiliers environnants, sur le piège mortel des monstres d’acier pour les oiseaux et sur les dégradations irréversibles qu’engendre l’implantation des éoliennes. Bref du classique en matière de lutte contre l’éolien. Si tous ces points avancés ne sont pas totalement infondés, ils sont à mettre en comparaison avec les autres sources de production d’énergie, notamment les centrales nucléaires et les usines thermiques (charbon, gaz, pétrole et biomasse), qui ont toutes un impact plus que conséquent (voire catastrophique) sur l’environnement et la santé publique. Et ce type de discours fini par agacer sérieusement, relevant davantage du Nimby (not in my backyard : faites ça ailleurs que chez moi) que du comportement responsable et de la réflexion collective.

 

S’il y a bien un point sur lequel il est intéressant de se focaliser dans tous ces projets éoliens, c’est bien celui de la participation citoyenne. Car si nous n’avons pas d’autre choix que de développer les énergies renouvelables (sauf à penser que le nucléaire, c’est sain et pas cher), nous avons en revanche celui de la forme de ces investissements colossaux et forts dispendieux en fonds publics (l’électricité achetée aux porteurs de projets est payée au prix fort). Car à l’image de ce qui a été réalisé en Bretagne, notamment dans la communauté de commune du Mené, en Pays de Vilaine, à Béganne, à Trégor ou encore à Séverac-Guenrouët, ou encore aux confins de l’Ardèche et de la Haute-Loir avec les Ailes de Taillard (2), nous pouvons garder la maîtrise de ces projets, tant dans leur dimensionnement que dans leur exploitation.

Au Mené, 7 éoliennes ont été construites. 140 ménages du territoire du Mené se sont regroupés sous la forme de 8 clubs d’investisseurs, des CIGALES (Club d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l’Épargne Solidaire), pour participer à l’investissement et détenir 30% du capital social. Le reste est détenu aujourd’hui par la SICAP, société coopérative de la région de Pithiviers (Loiret), qui gère, comme régie locale, la distribution électrique dans une centaine de communes et s’est lancée dans la production éolienne.

Les Bretons, décidément en avance sur pas mal de sujet, ont créé le réseau Taranis (3), un pôle de promotion et de diffusion du modèle d’énergie citoyenne en Bretagne, qui fédère une trentaine de porteurs de projets (associations, sociétés d’exploitation coopératives et collectivités) ayant des projets éoliens, photovoltaïques, bois énergie, micro-hydrauliques et de maîtrise de l’énergie en Bretagne.

Et il n’y a pas que nos amis Bretons. En Allemagne, près de la moitié de l’électricité renouvelable produite est aux mains des citoyens (4) et au Danemark, la participation citoyenne est devenu un pilier essentiel de la transition énergétique.

Alors non, je ne signerai pas la pétition mise en ligne contre les parcs éoliens des Gorges de la Cère. En revanche je me rendrai volontiers à une réunion d’information qui proposerait une participation active des citoyens à ces parcs et à une réflexion collective et proposante sur la transition énergétique.

 

Notes

(1) Pétition en ligne : http://chn.ge/1ONpUky

Site de l’APPGE : http://appge-comiac.e-monsite.com/

Site de l’AAPLX : http://agirautrementpourlaxaintrie.fr/

(2) Voir les articles publiés dans le LEA : http://bit.ly/1Jt5Pcb

(3) Site du réseau Taranis : www.reseau-taranis.fr/

(4) Voir le rapport Énergie citoyenne : les différents modèles participatifs en Allemagne : http://bit.ly/1FcFVi7

 

Info lot parcs eoliens des gorges de la cere 2

 

Une transition vers 100% d’énergies renouvelables créerait des millions d’emplois

http://www.leparisien.fr/environnement/une-transition-vers-100-d-energies-renouvelables-creerait-des-millions-d-emplois-21-09-2015-5113239.php

Une transition vers 100% d’énergies renouvelables créerait des millions d’emplois

21 Sept. 2015, 14h45 | MAJ : 21 Sept. 2015, 17h13

Des ouvriers installent des panneaux solaires sur le toit d'un immeuble, à Shangrao, en Chine, le 27 avril 2013. Des ouvriers installent des panneaux solaires sur le toit d’un immeuble, à Shangrao, en Chine, le 27 avril 2013. AFP / ZHUO ZHONGWEI

Renoncer totalement aux énergies fossiles d’ici à 2050 au profit des énergies renouvelables créerait des millions d’emplois dans le monde. La transition vers les énergies renouvelables serait même largement compétitive en termes de coûts, affirme Greenpeace dans son rapport publié ce lundi 21 septembre.

Les industries solaire et éolienne arrivées à maturité

«L’investissement nécessaire» pour parvenir à 100% d’énergies renouvelables «est plus que couvert par les économies futures», écrit l’ONG dans ce document réalisé avec le Centre aérospatial allemand. Le scénario imaginé prévoit l’abandon le plus rapidement possible du charbon, du pétrole, du gaz et du nucléaire pour parvenir à 100% d’énergies renouvelables en 2050. Cette transition nécessiterait des investissements de 1 400 milliards d’euros par an d’ici là.

«Les industries solaire et éolienne sont arrivées à maturité et sont compétitives avec le charbon en termes de coût. Il est très probable qu’elles dépasseront l’industrie du charbon en termes d’emplois et de fourniture d’énergie dans la décennie à venir », estime le principal auteur du rapport, Sven Teske de Greenpeace.

Actuellement, environ 80% de l’énergie produite dans le monde provient de combustibles fossiles.

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A court terme, les technologies nécessaires pour les énergies renouvelables «augmentent légèrement le coût de la production d’électricité», relève le texte. Mais dans quelques pays, comme la Chine et l’Inde, ce scénario est économique dès le départ et constituerait d’ici à 2020 un «meilleur marché que les sources d’énergie conventionnelles», affirme Sven Teske.

D’autant plus que le prix des énergies conventionnelles (charbon, gaz, pétrole…) augmentent. Le coût des renouvelables sera donc «économiquement favorable dans toutes les régions du monde d’ici à 2030», affirme le rapport.

Plus de 9,5 millions de personnes dans l’énergie solaire

Selon ses auteurs, le passage à 100% d’énergies renouvelables aboutira à la création de millions d’emplois. D’ici à 2030, le secteur de l’énergie solaire, par exemple, «pourrait employer autant de personnes que l’industrie du charbon aujourd’hui, plus de 9,5 millions».

Selon le rapport, toujours d’ici à 2030, le nombre d’«emplois dans le secteur éolien sera multiplié par dix, passant de 700 000 actuellement à plus de 7,8 millions – deux fois plus que dans les industries du pétrole et du gaz combinées».

L’accord espéré à la conférence de Paris sur le climat à la fin de l’année «doit donner une vision à long terme pour éliminer le charbon, le pétrole, le gaz et l’énergie nucléaire d’ici au milieu du siècle, pour atteindre l’objectif de 100% de renouvelables, avec une énergie accessible à tous», a résumé le directeur exécutif international de Greenpeace, Kumi Naidoo.

100% d’énergie renouvelable : c’est possible et avantageux

Pourquoi le refuser ? Pourquoi le cacher ?

http://www.mediapart.fr/journal/france/080415/energie-le-rapport-cache-sur-une-france-100-renouvelable

http://abonnes.lemonde.fr/energies/article/2015/04/04/le-scenario-d-une-france-100-renouvelable-qui-embarrasse-le-gouvernement_4609601_1653054.html

Le rapport de l’ADEME à lire afin d’en débattre : 261245927-le-rapport-100-energies-renouvelables