La Rénouée, un projet de lieu partagé en Creuse, sur le même concept que la Maison pour Tous de Montcuq

getImageMiniaturePartout en France, des citoyens, des associations, des entrepreneurs prennent conscience de la nécessité de concevoir des lieux de vie et de travail différents, plus collaboratifs, ouverts à tous et mêlant plusieurs activités … particulièrement en zone rurale si l’on veut donner une nouvelle vitalité à nos villages.

Voici un exemple de projet en cours chez nos voisins corréziens : La Renouée*.
La Renoué est un projet local qui a pour ambition de développer un lieu de vie et d’activités au cœur du centre bourg de Gentioux-Pigerolles, 400 habitants !

Sous un même toit, La Renouée offrira :

  • de l’espace pour des activités économiques,
  • des bureaux partagés,
  • le dépôt-vente de La Bascule,
  • un logement pour accueillir des stagiaires,
  • des espaces associatifs et d’activités,
  • un coin enfants …

La liste n’est pas exhaustive : la bâtisse offre 320 mètres carrés sur quatre niveaux, ainsi qu’un bout de jardin, espace de sociabilité (estivale) par excellence. Un séchoir pour plantes médicinales et un cabinet de naturopathie sont envisagés au grenier, le sous-sol accueillerait  une brasserie artisanale, une salle polyvalente, un lieu de stockage et une laverie automatique. La Renouée serait un mix de pépinière d’entreprise et de centre social rural, bien dans l’esprit du plateau de Millevaches.

L’idée avait séduit l’ancienne municipalité de Gentioux mais la maîtrise d’ouvrage est finalement assurée par l’Arban, l’agence d’urbanisme rural basée à Faux-la-Montagne.

Le statut de L’Arban est celui d’une société coopérative d’intérêt coopératif (Scic) dont l’objet est justement de soutenir des projets à utilité sociale. L’investissement est financé par l’achat de parts sociales de la Scic L’Arban (sur une base de 150 euros). Le don simple est également possible à travers le Fonds de dotation La Solidaire.

La communauté de communes Creuse Grand Sud a d’ores et déjà manifesté son intérêt pour ce projet. Certaines communauté de communes savent prend le train en marche !!!

http://renouee.millevaches.net

*plante caractéristique des tourbières du plateau de Millevaches

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Sud-Ouest : « Zéro chômeur, c’est le pari fou de quatre collectivités »

Relayant ATD Quart Monde, la Communauté de communes de Mauléon (79) va tester cette opération en proposant des CDI à partir des services à rendre et des savoirs des chômeurs. Et si ça marchait ?

Zéro chômeur, c’est le pari fou de quatre collectivités
Bernard Arru, aux Ateliers du Bocage à Mauléon. L’un des acteurs de l’opération « Zéro chômeur ».© PHOTO

PHOTO DOMINIQUE GUINEFOLEAU/« LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE »

«Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. » C’est dans le préambule de la Constitution de 1946. Ce droit, qui n’a jamais été autant bafoué qu’en ce moment, l’association ATD Quart Monde, déjà inspiratrice du RMI (1), a décidé de partir à sa reconquête. Elle a lancé en 2015 son opération « Zéro chômeur de longue durée » à l’échelle des Communautés de communes. Quatre collectivités sont déjà engagées dans l’expérience : Pipriac en Ille-et-Vilaine, Colombey-les-Belles en Meurthe-et-Moselle, Prémery dans la Nièvre et la toute dernière, le Grand Mauléon dans les Deux-Sèvres.

« Non, ce n’est pas une utopie. Ce n’est qu’une question de transferts de fonds.Un chômeur de longue durée coûte 15 200 euros à l’État. Pour payer un salarié au smic, il faut 22 000 euros par an. En versant les allocations chômage ou le RSA (2) à l’entreprise solidaire qui s’engage dans l’opération, on a déjà fait une grande partie du chemin. La différence, c’est le fruit du travail fourni », plaide avec foi Patrick Valentin, chargé du réseau emploi formation à l’association ATD Quart Monde.

Par dérogation législative

L’affaire suit son cours. Notamment dans les ministères, car la loi d’expérimentation du 1er août 2003 donne le droit à une collectivité territoriale de déroger aux dispositifs législatifs sur un temps limité. Ainsi, mercredi 4 février, Bernard Arru, responsable des Ateliers du Bocage, première entreprise d’insertion des Deux-Sèvres, accompagnait Patrick Valentin à Matignon. Ils ont étudié dans le cabinet du Premier ministre les modalités de l’application de cette dérogation législative.

La Communauté de communes de Mauléon, ce sont 8 600 habitants et 250 chômeurs de longue durée. « C’est la taille idéale d’une collectivité pour cette expérience. Mais nous sommes en train de réfléchir pour adapter notre méthode aux plus grandes collectivités. C’est pourquoi nous faisons actuellement le siège des ministères du Travail, de la Santé et de la Solidarité. »

Du travail « semi-solvable »

Patrick Valentin part du principe que ce n’est pas le travail qui manque, c’est l’emploi. « Sur tous les territoires, il existe des services à rendre qui ne sont pas rendus. Nous appelons ça le travail semi-solvable. Il n’intéresse pas les entrepreneurs actuels mais ouvre le plus souvent le champ au travail au noir », poursuit l’un des piliers d’ATD Quart Monde.

Et de citer en exemple « les chauffeurs de taxi de Roissy-Charles-de-Gaulle, qui ne veulent pas prendre de course pour la commune voisine ».

Patrick Valentin parle de l’économie douce ou économie du « prendre soin ». Une économie jusqu’alors laissée de côté parce que non rentable, mais qui pourrait s’avérer – pourvu qu’elle trouve un relais entrepreneurial – une niche à emplois pérennes.

« Il faut partir de l’homme »

« Car il s’agit de proposer des CDI et non des CDD. En cela, nous nous rapprochons plus de l’entreprise adaptée que de l’entreprise d’insertion », précise Bernard Arru.

À Mauléon, ce n’est plus qu’une question de semaines. « La balle est dans le camp de la maison de l’emploi. Elle va recevoir les chômeurs du territoire un par un. Alors que la démarche classique est d’adapter les demandeurs d’emploi au marché du travail, là, nous faisons l’inverse. Nous demandons aux chômeurs quels sont leurs souhaits, leurs compétences, leurs envies. Et nous cherchons dans les activités d’utilité collective ce qui peut leur convenir. Pour lutter contre le chômage d’exclusion, il faut partir de l’homme », poursuit Bernard Arru.

Une fois les entretiens terminés, sera créée une entreprise conventionnée chargée de recruter tous les chômeurs. À Pipriac, où ils ont déjà pu exprimer leurs souhaits, les niches d’emplois ont été identifiées : accompagnement et lecture pour les personnes âgées, entretien des espaces publics…Durée du test, de cinq à sept ans.

Sud-Ouest – 06/02/2015
Lire l’article sur Sud Ouest

Foire bio de Noël à Cahors : une autre façon de consommer

Flyer Foire Bio de Noël 2014C’est le plus grand rassemblement des producteurs Bio du Lot sur toute une journée festive et conviviale.

Au programme :

Un marché de producteurs
Avec une cinquantaine de stands de producteurs bio et locaux. De quoi préparer les fêtes avec plaisir.

Des animations tout au long de la journée
De la musique avec Luc Vaillant et les fausses celtics, des animations pour les petits (et les grands) sur la peinture au naturel.

Un banquet 100 % Bio
A partir des produits des producteurs présents, en partenariat avec l’association d’insertion RERTR, nous organisons un banquet 100 % Bio ! Avec un Garbure chaude et 8 plats variés à déguster à volonté. Repas à 12 €. Achat des tickets sur place. Pensez à ramener vos couverts.

Et à 14h30 la conférence du professeur Gilles Eric Séralini !
« Plaisirs cuisinés ou poisons cachés »

> Gilles-Eric Séralini, professeur et chercheur et le chef cuisinier Jérôme Douzelet. Conférence sur la nuisance des additifs et des substances chimiques qui se retrouvent dans notre alimentation. Ils nous alertent sur les conséquences de toujours continuer à creuser la voie industrielle, chimique, au péril de notre santé et de la contamination de notre environnement et préconisent en revanche de chercher une autre voie, celle de l’épanouissement des saveurs et des personnes, tout en préservant la vie sous toutes ses formes.

Bref, la foire Bio de Noël, le dimanche 14 décembre prochain, c’est un évènement à ne pas manquer. Faites passer le message et venez nombreux, nous avons commandé le beau temps !

 

Et si l’action locale pouvait changer le monde ?

changer-le-monde-autrement,M177836A Bristol, à Fukushima, en France, des héros ordinaires se battent pour rendre la vie meilleure. Et inventer une autre ère énergétique et économique.
Ils sont français, brésiliens, allemands ou canadiens. Ils créent des monnaies locales, des jardins communautaires, des parcs éoliens citoyens, des entreprises coopératives.
Ces « lanceurs d’avenir », comme les appelle Marie-Monique Robin dans son dernier documentaire, Sacrée Croissance !, s’aventurent dans de nouvelles façons de vivre, consommer ou produire, à l’heure où les promesses de l’abondance capitaliste s’évanouissent.

Ils préfèrent le « mieux » au « plus », sèment les graines de ce que pourrait être une société « post-croissance », et revitalisent les questions de l’écologie, de la démocratie et de la politique. Avec un point commun, par-delà la diversité des expériences : ces «héros» ont tous choisi l’action locale.

« Partout en France, dans l’angle mort des médias, des gens ordinaires prouvent que la transformation sociale n’est pas le privilège des puissants, analyse Emmanuel Daniel, auteur du Tour de France des alternatives. Ils […] n’attendent plus de sauveur providentiel pour agir. Partant du constat que ni l’Etat ni le marché n’ont la capacité, la volonté, voire la légitimité, d’organiser efficacement et durablement leurs existences, ils ont décidé d’œuvrer eux-mêmes pour transformer leur vie et celle des autres autour d’eux. »
Difficile d’évaluer l’ampleur de cette « espèce de mouvement social potentiel », le nombre de ces « défricheurs » décrits par Eric Dupin dans un des livres revigorants parus cet automne sur le sujet (1). Ces « petits bouts d’utopie », comme les nomme Emmanuel Daniel, forment un puzzle éclaté, fait de « décroissants », « transitionneurs », « zadistes » ou « alterconsommateurs »…

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Extrait de Télérama – Publié le 20/11/2014.

SOL SI… Une Monnaie Locale, Citoyenne, Complémentaire en Quercy

sol-logo1-150x150Des citoyens du Lot se sont regroupés afin de mettre en place une Monnaie Locale Complémentaire (MLC). Ils ont créé à cet effet le  C.L.A.S. Lotois (Comité Local d’Agrément du Sol Lotois), association loi 1901 à but non lucratif. L’association a vue le jour en Juin 2013 sur un réseau s’étendant sur le Sud du département du Lot (46), depuis Cahors jusqu’à Montcuq et  Lalbenque en passant par Castelnau-Montratier.

L’objet de l’association est de mettre en place sur le territoire une Monnaie Locale Complémentaire (MLC) : le Sol Si

Découvrez le site de l’association

UNE MONNAIE LOCALE COMPLÉMENTAIRE : QU’EST-CE QUE C’EST ?

C’est nouveau ?
A l’origine, toutes les monnaies étaient locales. Une monnaie est simplement une unité de mesure facilitant les échanges. Depuis quelques années, des centaines de MLC (Monnaies Locales Complémentaires) refleurissent partout dans le monde et en France (Toulouse, Brest, Lyon, Grenoble, Chambery, Romans, Mûrs-Erigné, Villeneuve/Lot…)

A quoi ça sert ?
A dynamiser l’économie locale et les échanges solidaires.
Comme on ne peut la dépenser que localement , une MLC retient l’argent dans l’économie locale et donc la favorise. Elle consolide, enrichit et préserve les échanges et le lien social.
En développant notre conscience de consommateurs ou de producteurs, une MLC questionne nos besoins, notre engagement, notre responsabilité.
Comme elle favorise les produits locaux, elle réduit notre empreinte écologique et recrée une société ancrée sur son propre territoire qui favorise la création d’emplois locaux.

Qui est concerné ?
Les habitants, commerçants, artisans, petits producteurs, services de proximité, mairies, associations,…

Est-ce légal ? 
Oui. La loi l’autorise (au même titre que n’importe quel bon d’achat), à partir du moment où la MLC circule parmi un réseau d’adhérents.

Est-ce que ça remplace l’euro ?
L’euro continue à circuler, une MLC n’a pas vocation à le remplacer, c’est pourquoi on la dit « complémentaire ». Néanmoins, en cas de crise économique, elle diminue notre dépendance au système financier.

Pour en savoir plus sur les monnaies locales, consulter le site MLC

Émouvante cérémonie à Lamagistère en souvenir de « Mosquito »

MosquitoAprès l’émouvante cérémonie du 16 août dernier au cimetière de Montcuq où repose la dépouille de « Mosquito », une très digne manifestation avait lieu ce 11 novembre à Lamagistère (Tarn-et-Garonne).
C’est ici même, à quelques pas du pont SNCF qui devait être saboté, que le résistant espagnol fut tué par les Allemands à la suite d’une opération conduite depuis Montcuq par la Résistance assistée par un groupe de soldats américains. Alain Lalabarde avait chargé Charles Farreny de le représenter auprès de M. Philippe Longo, maire de Lamagistère.
Soulignons ici le remarquable travail de réhabilitation de la stèle dédiée à Mosquito accompli par cette petite municipalité du Tarn-et-Garonne (à 40 km de Montcuq).
La « boucle » est ainsi bouclée, 70 ans après.
Cela est heureux pour la mémoire historique et plus encore pour la reconnaissance à l’égard de Salvador Estrada Dilmer, républicain espagnol « mort pour la France » alors qu’il n’avait pas 30 ans.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/19/1994278-salvador-estrada-dilmer-dit-mosquito-enfin-honore.html