« L’écologie “identitaire”, conçue comme seule réponse, est un rêve irresponsable »

Noël Mamère : « L’écologie “identitaire”, conçue comme seule réponse, est un rêve irresponsable »

Dans une tribune au « Monde », l’ex-candidat Vert à la présidentielle de 2002 presse les écologistes de ne pas cultiver une autonomie qui passerait par l’ignorance des autres forces de gauche.

Publié le 06 juin 2019 à 02h05 – Mis à jour le 06 juin 2019 à 09h20 Temps de Lecture 5 min.

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Tribune. Pour la génération d’écologistes à laquelle j’appartiens, longtemps considérée comme annonciatrice de l’apocalypse et accusée, entre autres, de refuser un « progrès » soi-disant bienfaiteur de l’humanité, ce qui s’est passé le 26 mai est à la fois un aboutissement et le début d’une histoire qui reste à écrire.

La surprise des observateurs politiques et des instituts de sondages devant ce bon résultat des écologistes est à la mesure de leur conformisme idéologique. Tout à leurs commentaires et débats d’experts sur le duel Macron-Le Pen et à leurs réflexes de classe embarrassés sur le mouvement des « gilets jaunes », ils n’ont pas vu entrer l’écologie dans la société. Alors qu’elle était en train de remporter une victoire culturelle, ils regardaient ailleurs.

Il aura fallu la démission fracassante de Nicolas Hulot, en forme de réquisitoire, pour que tout ce petit monde se réveille. Du jour au lendemain, les marches et les grèves des lycéens et lycéennes pour le climat, les actions en justice et autres initiatives de désobéissance civile non violente de la « génération climat » ont eu droit de cité dans les journaux télévisés et les magazines. Greta Thunberg est même devenue l’icône planétaire dont les médias se régalent… avant de s’en lasser !

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L’écologie est devenue le paradigme politique du XXIe siècle

Quant aux rapports d’experts, aux alertes des scientifiques de plus en plus nombreuses et alarmistes sur les conséquences du désordre climatique pour nos propres générations, aux chiffres effrayants sur la chute de la biodiversité, ils sont enfin pris au sérieux.

Au point que la question taboue de « l’effondrement » – dont il ne fallait surtout pas parler en raison de son caractère « anxiogène » – est devenue « tendance ». Parce que la succession des canicules, des sécheresses, des tornades, des inondations et de tous ces épisodes climatiques d’une violence inédite sous nos latitudes entraîne des effets psychologiques déstabilisants sur les populations, qui renforcent leur vulnérabilité.

Ainsi, après des années d’ignorance et de mépris, l’écologie est-elle devenue le paradigme politique du XXIe siècle. Comme si la pyramide s’était inversée : l’écologie incarne désormais le réalisme face aux désordres du monde et le libéralisme sans frein, défenseur du statu quo, est relégué dans le camp des utopistes.

Il existe donc bel et bien, aujourd’hui, une conscience écologique planétaire, capable de faire vaciller les tenants du dogme de la croissance et du progrès à n’importe quel prix. La bataille sera difficile, brutale peut-être, mais le rapport de force est beaucoup plus équilibré qu’hier (cf : les victoires contre Bayer-Monsanto). C’est la bonne nouvelle de ce début de siècle. Parce que « nous n’avons qu’un seul monde », comme le dit l’un de nos slogans préférés, une majorité de ses habitants est aujourd’hui décidée à ne pas le laisser dépendre des appétits de multinationales à la voracité insatiable.

C’est sur ce « terreau-là » que la liste Europe Ecologie-Les Verts, conduite par Yannick Jadot sur une ligne d’autonomie, a réalisé le score que l’on sait et créé la surprise de cette élection européenne qui ne ressemble à aucune autre, en raison de son taux de participation et de « l’effondrement » de la droite et du Parti socialiste, qui structuraient le débat politique français depuis des décennies.

Dans ce contexte, les 13,5 % d’EELV ont une tout autre dimension politique que les 16,8 % de 2009. Troisième force du pays et premier parti de toutes les gauches, les écologistes sont devant une responsabilité historique, puisque aucun rassemblement alternatif aux politiques libérales ne peut se faire sans eux.

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Relever le défi de l’alternative écologique et sociale

Soit ils décident de camper sur leur Aventin en cultivant une « autonomie » qui passe par l’ignorance des autres forces de gauche pourtant prêtes à se rassembler sur un projet à dominante écologique, soit ils ont la victoire généreuse, et ils prennent au plus vite les initiatives qui vont permettre de redonner du souffle et de l’espoir à toutes celles et ceux qui ne veulent pas se résigner à un face-à-face Macron-Le Pen.

Agir ainsi n’est pas sombrer dans la « tambouille politicienne », mais, au contraire, accepter de relever le défi de l’alternative écologique et sociale, ce qui est peut-être moins confortable politiquement, mais qui s’inscrit dans un projet historique dont les écologistes peuvent être le moteur. Car ils le savent bien, malgré leurs effets de manche, ils ne changeront pas le monde seuls sous leur panache vert.

L’écologie ne doit pas céder au « complexe Mélenchon », qui pensait incarner la gauche à lui tout seul

Voilà pourquoi je dis à Yannick Jadot, dont les récentes déclarations et interviews me glacent, que ce n’est pas le moment de se laisser griser par l’ivresse des cimes – à la hauteur toute relative au regard de l’urgence écologique, démocratique et sociale –, au risque de lourdes déconvenues, mais d’expliquer aux victimes des « fins de mois » difficiles aux allures de « fin du monde » que la lutte contre la malbouffe, pour l’agriculture bio et locale, pour l’isolation des logements, pour les mobilités, pour la mixité sociale, contre les perturbateurs endocriniens, etc. est le meilleur outil pour en finir avec ce cumul obscène des injustices sociales et environnementales qui affecte les plus vulnérables de nos sociétés.

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C’est apporter la preuve par l’écologie populaire que notre projet est d’abord au service de ceux qui souffrent le plus des inégalités et qui ont perdu l’estime d’eux-mêmes, vite transformée en haine de l’autre.

Jamais dans notre pays et, aujourd’hui, quelques autres en Europe, l’écologie n’avait rencontré une telle occasion politique de démontrer sa capacité à conduire la transformation du modèle dominant en un projet à hauteur d’homme. Elle ne doit pas manquer ce rendez-vous en cédant au « complexe Mélenchon », qui pensait incarner la gauche à lui tout seul. L’écologie « identitaire », conçue comme la seule réponse aux maux de ce monde en péril, est un rêve irresponsable qui peut vite tourner au cauchemar politique.

Proposer une nouvelle alliance écologique et solidaire

L’urgence et la responsabilité exigent des écologistes qu’ils fassent le premier pas vers leurs alliés naturels pour leur proposer une nouvelle alliance écologique et solidaire capable de redonner espoir aux enfants de ce siècle, qui nous en veulent beaucoup d’avoir cédé à nos égoïsmes.

Ils devraient méditer cette phrase de Scott Fitzgerald dans Gatsby le Magnifique : « Apprenons à montrer notre amitié aux gens pendant qu’ils sont vivants et non quand ils sont morts ! » A bon entendeur…

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La Dépèche du Midi nous tient au courant du contenu du Conseil Municipal

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L’ancienne gendarmerie au menu du conseil municipal

 https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/10/2681734-l-ancienne-gendarmerie-au-menu-du-conseil-municipal.html

Alain Lalabarde entouré des adjoints et de la secrétaire générale.
Alain Lalabarde entouré des adjoints et de la secrétaire générale.

Le conseil municipal de Montcuq-en-Quercy-Blanc s’est réuni le 7 novembre, sous la présidence du maire Alain Lalabarde. Deux subventions exceptionnelles non reconductibles ont été attribuées à l’association Les Médiévales montcuquoises (1 000 €) et au RASED de Puy-l’Évêque (150 €). Le conseil apporte son soutien au voyage scolaire de la classe de 3e (17 élèves) prévu à Londres en mars 2018, avec l’attribution de 60 € par élève, soit 1 020 € pour l’ensemble du RPI.

La durée d’amortissement des travaux des réseaux d’eau et d’assainissement réalisés à Belmontet en 2013 a été fixée à 5 ans, à raison de 11 681 € par an. Côté subventions, la demande du versement du fonds de concours de la communauté de communes (16 400 €) va être déposée pour la restauration de la chapelle Saint-Aignan et la réfection de la salle des fêtes de Valprionde. Coût total des travaux effectués : 60 710 €.

Une demande de complément de DETR relative au surcoût des travaux d’accessibilité et de restructuration de la salle communale de Lebreil et de la réhabilitation des trois logements communaux a également été déposée. Le montant s’élève à 10 783 € (25 %) sur un coût total de 43 133 €, avec 32 350 € en fonds propres.

D’importantes décisions modificatives budgétaires ont été actées par le conseil. Elles portent notamment sur le financement de la poursuite des travaux de réaménagement de la mairie, pour un montant estimé à 50 000 €. Une autre ligne budgétaire de 50 000 € a été prévue pour le nettoyage des écuries et la rénovation du rez-de-chaussée de l’ancienne gendarmerie de Montcuq, pour laquelle la municipalité avait préempté en 2014. Le conseil a décidé de louer le rez-de-chaussée du bâtiment à un brocanteur au printemps 2018, avec un bail d’un an renouvelable, au prix locatif de 400 € par mois. Par ailleurs, la mairie vend une parcelle de 678 m2 située rue Marcel Bourrières à M. et Mme Botezatu pour l’installation d’un cabinet dentaire, au prix de vente de 10 178 €. En fin de conseil, le maire a fait le point sur la création d’un conseil municipal jeunes qui sera effectif en février 2018. Il concernera les élèves du bassin de vie qui sont scolarisés à Montcuq en classe de CM1, CM2, 6e et 5e.

La Vie Quercynoise parle de Montcuq, de ses élus et de leurs projets

À Montcuq-en-Quercy Blanc, la commune réhabilite ses bâtiments

Le conseil municipal s’est tenu le 7 novembre 2017 avec le financement de plusieurs travaux à l’ordre du jour.

Publié le 18 Nov 17 à 10:05

https://actu.fr/occitanie/montcuq-en-quercy-blanc_46201/a-montcuq-quercy-blanc-commune-rehabilite-batiments_13416025.html

Le conseil municipal de Montcuq.

Le 7 novembre 2017, les conseillers municipaux de Montcuq-en-Quercy Blanc étaient réunis, autour de leur maire Alain Lalabarde et de ses adjoints, pour une séance publique, au cours de laquelle toutes les délibérations ont été adoptées, à l’unanimité.

La Mairie de Montcuq a voté le versement d’une subvention exceptionnelle de 1 000 € aux Médiévales de Montcuq, afin de compenser leur déficit et pour les encourager à persévérer, suite à la réussite de leur manifestation. Elle a accordé, par ailleurs, une subvention exceptionnelle de 150 € au RASED (Réseau d’Aide Spécialisé aux Élèves en Difficulté), qui intervient au sein des écoles des territoires de Puy-l’Évêque, de Prayssac et de Montcuq.

Afin de financer le voyage scolaire, en mars 2018, des 3es du Collège de Montcuq, parmi lesquels 17 de la commune, la municipalité alloue une aide de 1 020 €.

Pour compléter le financement des travaux finis de rénovation de la salle des fêtes de Valprionde et de sa chapelle St-Aignan, d’un coût global de 60 710,71 € HT, dont 33 000 € pour la chapelle, la Mairie de Montcuq va demander le versement de 16 400 € de fonds de concours à la Communauté de Communes. Concernant le volet de réhabilitation de St-Aignan, la commune a perçu 7 679 €, du Département, au titre de la sauvegarde du patrimoine.

Ce 7 novembre, le conseil municipal de Montcuq-en-Quercy Blanc a voté plusieurs décisions budgétaires modificatives, afin de financer des travaux. 50 000 € ont été provisionnés, pour poursuivre la rénovation de la mairie, et plus particulièrement de la salle de réunion. Pour solidifier le bâtiment et rendre plus attrayant ce joyau architectural de la commune, qui en est propriétaire, 50 000 € ont été budgétisés, pour rénover l’ancienne gendarmerie, et notamment le rez-de-chaussée. Cette somme comprend le nettoyage de l’ensemble, la pose d’un ourdi, d’une dalle en béton, de menuiseries, de sanitaires, ainsi que le raccordement à l’électricité. Outre cette décision budgétaire, le conseil municipal, ce jour, a donné son accord au maire, pour louer le rez-de-chaussée à l’achèvement des travaux, allée des platanes, à un brocanteur dès le mois d’avril 2018.

Pour financer les travaux à venir à Lebreil, concernant la réhabilitation de deux logements municipaux, la création d’un troisième, l’accessibilité de la salle des fêtes, la création de trois places de stationnement adaptées à proximité, ainsi que l’ouverture de passages et d’un cheminement, la Mairie de Montcuq-en-Quercy Blanc va demander le versement de 10 783 € de DETR à l’État.

À raison de 15 € le m², la Mairie de Montcuq-en-Quercy Blanc a voté la vente de 678 m² de terrain, à proximité de l’école de musique (ancienne perception), au couple de dentistes M. et Mme Botezatu, où ils souhaiteraient implanter leur futur cabinet dentaire et de prothésistes dentaires.

M. le Maire a annoncé que les travaux préparatoires à la création d’un Conseil municipal enfants sur la commune avançaient bien, sous la responsabilité de la conseillère en charge de ce dossier Édith Lafage, qui travaille en partenariat avec la principale du Collège Valérie Carles et la directrice de l’école primaire de Montcuq, Sandra Cauterman-Champreux. Ce conseil municipal enfants, qui réunira des enfants de CM1 à la 5e, devrait voir le jour en février 2018. Au-delà de la seule commune de Montcuq-en-Quercy Blanc, M le Maire Alain Lalabarde, si cela est possible, émet le souhait que ce conseil municipal enfants regroupe l’ensemble des écoles du bassin de vie de Montcuq. Un appel est lancé aux communes et aux écoles voisines volontaires.

DIDIER QUET

 

Alain Lalabarde, un maire aux multiples projets pour le développement de la ville de Montcuq

Interview-vérité du maire de Montcuq-en-Quercy Blanc à mi-mandat en ce début novembre 2017.

Alain Lalabarde devant la boîte aux livres du jardin du p’tit bouquiniste, situé à proximité de la mairie.

Afin de faire le point sur plusieurs dossiers en cours, portés par sa municipalité, nous avons interrogé M. le maire de Montcuq-en-Quercy Blanc, Alain Lalabarde.

Quelle fut votre réaction, à la lecture du récent rapport de la chambre régionale des comptes, sur l’endettement des Maisons de Retraite de Montcuq et de Castelnau-Montratier, pointant une prise de conscience tardive de la situation, de la part des conseils d’administration ?

Ce qui a fait défaut, c’est la réaction tardive de toutes les instances (Département, ARS, CA), et pas uniquement le conseil d’administration. Personne ne pouvait s’imaginer l’état exact des comptes, vu que les budgets étaient, à mon sens, tronqués. Sinon, personne n’aurait pu accepter ces comptes.

La situation financière de ces Maisons de Retraite, désormais unies en « Résidences du Quercy Blanc », est-elle assainie, confortant leur devenir ?

Elles sont assainies, à plusieurs niveaux. Aujourd’hui, elles fonctionnent normalement, payant les cotisations et les salariés. En ce qui concerne la dette, on a conclu des arrangements, avec les organismes sociaux, pour étaler le paiement de la dette. En ce qui concerne le fonctionnement financier, depuis 2 ans, la situation s’est améliorée. Mme Guiral, administratrice provisoire, désignée par l’ARS (Agence Régionale de Santé) a entrepris un gros travail financier et de remise à niveau des établissements.

Projet phare de votre mandat, les travaux de « cœur de village » de Montcuq commenceront-ils prochainement ? Comment se dérouleront-ils, et dans quel but ?

Le projet « cœur de village », dont la trame a été élaborée, par le cabinet d’architectes toulousains « Sol et Cités », est à son aboutissement administratif et technique. Il va naître, d’ici quelques mois, avec l’appel d’offres. Ce projet a été éligible, pour partie, à la DETR, versé par l’État, et le sera pour une autre partie, en 2019. Il devrait connaître quelques retards, pour plusieurs raisons.

Nous ne pourrons pas commencer par la rue du faubourg St-Privat, car en septembre 2018, la Communauté de Communes commencera les travaux de réalisation du nouvel Office de Tourisme, à l’ancienne maison Hassman (en face le Lion d’Or). De plus, la Région Occitanie lance un accompagnement des projets de revitalisation des centres-bourgs des anciens chefs-lieux de canton. Cet accompagnement administratif et financier, de la part de la Région, n’est possible, à condition que les travaux n’aient pas débuté. La Région devrait élaborer une trame prévisionnelle sur 10 ans concernant la commune (commerces, restauration…), dans tous domaines. Les travaux, qui se dérouleraient par tranches, au sein de trois zones (Promenade et boulevard Chapou ; rue montant à la Tour ; rue du faubourg de St-Privat), se dérouleraient sur des périodes de 4-5 mois, afin de ne pas trop impacter l’activité économique. Des réunions, avec les personnes impactées, se sont déjà déroulées. Ces travaux « cœur de village » auront pour but d’améliorer la sécurité des piétons, de rendre accessible le bourg aux personnes à mobilité réduite, en élargissant les trottoirs à 1,30 m, et d’abaisser la vitesse automobile, à 30 km/h.

Hormis ce projet important, la municipalité conduit d’autres chantiers d’importance, à l’image de la réfection et de la mise aux normes de l’école maternelle. Les travaux de rénovation de la mairie de Montcuq se poursuivront, avec notamment la mise en conformité de la salle de réunion. À Lebreil, débuteront prochainement, des travaux de réalisation d’une salle communale, aux normes et accessible, ainsi que de trois logements municipaux.

Acquise en début de mandature, par droit de préemption, que souhaitez-vous faire de la Maison Pourchet (ancienne Gendarmerie), appartenant à la commune ?

À cette maison, une personne a émis le souhait de louer le rez-de-chaussée, pour y ouvrir un commerce, en avril prochain. Des travaux y seront engagés, par la municipalité, pour sécuriser ce niveau. Cela sera le début d’un centre de vie.

Accueillant un grand nombre de pèlerins, sur son territoire, tous les ans, Montcuq va-t-elle construire un abri, pour mieux les recevoir, comme ce que vous aviez promis ?

Ce projet d’abri pour pèlerins, qui avait été porté par la Mairie de Montcuq, au début du mandat, a été repris par la Communauté de Communes, afin de pouvoir prétendre aux aides européennes. Aux dernières nouvelles, il y a de fortes chances que cet abri soit mis en place, au sein de la Place du Sol, au printemps 2018. Si toutefois ce dossier prenait davantage de retard, la commune de Montcuq-en-Quercy Blanc reprendrait le projet, à son compte. Chaque année, près de 2 000 pèlerins traversent Montcuq, ce qui est important pour l’économie (restaurants, gîtes…).

La borne de recharge, pour véhicules électriques, installée sur la place du faubourg St-Privat, est-elle opérationnelle ?

Elle est effectivement mise en service. Son installation n’aura coûté que 4 500 €, à la municipalité, au travers de la participation du FDEL (Fédération Départementale d’Énergies du Lot). Cela pourra ouvrir la voie à des personnes d’investir, dans l’acquisition d’un véhicule électrique.

Le dossier de la nomination et de la numérotation des voies de Montcuq-en-Quercy Blanc est-il clos ?

Ce dossier est clos, même s’il peut y avoir quelques aménagements, à la marge. Il est à déplorer un vandalisme, provenant de personnes en désaccord sur ce sujet, qui ont arraché ou endommagé des panneaux.

Espérez-vous que d’autres communes rejoignent Montcuq-en-Quercy Blanc, commune nouvelle qui a vu le jour le 1er janvier 2016, autour de Montcuq, Ste-Croix, Lebreil, Valprionde et Belmontet ?

À ce jour, je le souhaite. D’ailleurs, la charte de la commune nouvelle laisse la porte ouverte à cela. Une commune, St-Matré, devrait nous rejoindre, au 1er janvier 2019, ce qui porterait la population de Montcuq-en-Quercy Blanc à près de 1 900 habitants. L’échelle de la commune est correcte, permettant de bien la gérer. Je pense qu’il serait souhaitable de parvenir à une commune de 2 500 habitants, à l’avenir. Mon souhait est que les maires délégués restent en place un mandat de plus, à l’issue des municipales de 2020, au sein du conseil municipal de la commune nouvelle, pour défendre l’aménagement de leur village, et pour la représentativité de l’ensemble du territoire, ayant été élus au sein de leurs communes respectives (Ste-Croix, Lebreil, Belmontet et Valprionde).

Comment jugez-vous l’importance grandissante de la Communauté de Communes du Quercy Blanc (CCQB), avec l’accroissement de ses compétences ?

Elle fonctionne très bien, comme une grande commune. Il faut que des compensations financières accompagnent ces nouvelles compétences (gestion des zones artisanales, élaboration d’un plan intercommunal d’urbanisme…). Heureusement qu’il existe la Communauté de communes, pour porter des projets importants, tels la crèche ou l’office de tourisme, que notre commune ne pourrait assumer seule. La CCQB prend en compte la parole de tous les élus, y compris celle des petits villages. Je suis content de la direction prise par l’intercommunalité.

Suite à sa récompense à Monaco, le 19 octobre dernier, que souhaitez-vous à l’artiste Audrey Roccaro ?

Je lui adresse toutes mes félicitations. Elle mérite cette récompense. Elle apporte à Montcuq le sérieux artistique. On peut la féliciter, pour l’ensemble de ses actions (vernissages, jardin du p’tit bouquiniste élaboré avec Orlane Zavaroni et les jeunes du centre de loisirs). Cette récompense assoit sa notoriété et est une bonne chose pour Montcuq.

Propos recueillis par DIDIER QUET

L’opération cœur de village présentée aux habitants

Vendredi 3 mars la municipalité organisait une réunion publique d’information sur le réaménagement du centre-bourg de Montcuq. Le maire Alain Lalabarde était assisté de Brigitte Frauciel et de Stéphanie Rayssac, architectes-urbanistes du cabinet Sol et Cité, à qui la maîtrise d’œuvre a été confiée.

Le diagnostic de départ fait état de plusieurs points noirs, avec des rues étroites, sans trottoirs conformes, ou encombrées de voitures : la rue du Faubourg Saint-Privat, la rue de la Promenade, le boulevard Chapou, et des difficultés d’accès aux lieux publics tels les écoles et le collège. Dans son avant-projet, Brigitte Frauciel précise que «la priorité a été donnée à la sécurité et à l’accessibilité, à un espace public clair et attrayant, avec des cheminements piétons facilités et adaptés, tout en maintenant le dynamisme économique.»

L’étroite rue du Faubourg Saint-Privat sera en sens unique rentrant, avec un parvis devant l’église, de larges trottoirs, un plateau traversant et quelques places de stationnement de proximité. La place de la République sera à double sens, les trottoirs seront restructurés et élargis pour pouvoir cheminer en sécurité devant les deux cafés, avec un plateau traversant. Les places de stationnement actuelles seront conservées et paysagées avec des arbres. L’allée des Platanes sera à sens unique montant, végétalisée, avec une seule voie de stationnement, un rond-point et une aire de pique-nique en partie haute, près de la tour.

Le boulevard Chapou restera en sens unique. Les trottoirs seront élargis et on ne pourra se garer que d’un côté. Les parkings devant l’école seront supprimés, avec un parvis, une aire pour les bus, et des places de stationnement à proximité. La rue de la Promenade sera à sens unique, avec des parkings devant les commerces et près de la Poste. Le grand talus sera coupé en gradin devant le café et redressé avec un mur de soutènement protégeant le boulodrome qui sera couvert.

Un large débat a porté sur plusieurs points, dont le sens de circulation et une sortie de ville jugée moins facile, le stationnement, et la nécessité de réaménager les parkings en périphérie. Sur 544 places, dont 200 au centre, seules 20 seront supprimées.


Un feu intelligent avenue de St-Jean

Afin de lutter contre les excès de vitesse et inciter les automobilistes à plus de prudence sur la D 653, la municipalité va installer des feux tricolores rentrants et sortants avenue de Saint-Jean, associés à un rétrécissement visuel de la chaussée. Ce type de feu adaptatif comportemental passe au rouge quand une vitesse excessive est détectée en amont. Sur cette voie départementale très fréquentée, classée route à grande circulation, et itinéraire privilégié par rapport à la centrale de Golfech, ce dispositif sanctionnera les comportements dangereux et rassurera les riverains soucieux de trouver une solution à ce problème d’insécurité.

 

La Dépêche du Midi : « Les projets pour la Maison Pourchet présentés aux élus »

Les journalistes de la Dépêche et du Petit Journal étaient présents lors de la réunion de présentation des 2 projets pour la Maison Pourchet le mardi 28 avril 2015. Ci-dessous le compte-rendu de la Dépêche.

Pour information, voilà la dernière version du Projet de Maison pour Tous tel que présentée au Conseil Municipal le mardi 28 avril 2015 : La Maison Pourchet-V3

A noter que le projet Centre Culturel Européen n’a pas présenté de budget d’investissement pour la réhabilitation du bâtiment, uniquement un budget de fonctionnement.

Article1

Deux projets portant sur l’affectation de la Maison Pourchet (ancienne gendarmerie) ont été présentés au conseil municipal de Montcuq, mardi 28 avril, lors d’une séance de travail non publique. Une commission de cinq élus, présidée par le maire Alain Lalabarde, est chargée de faire avancer le dossier.

Le premier projet, «La maison pour tous», porté par le Collectif du Quercy blanc, était présenté par Emmanuelle Garralon et Boris Burzio. Les quatre niveaux du bâtiment hébergeraient l’office de tourisme, la structure de réinsertion pour l’emploi Quercy contacts, l’école de musique, des entrepreneurs individuels et un pôle associatif. Il s’agit de proposer un lieu de rencontre et de coopération mixte, qui offrirait un espace d’animation central, avec une petite salle de spectacle et des espaces communs dans les anciennes écuries. Cet édifice modèle en termes de bâti et de restauration, impliquerait les acteurs locaux au sein d’une gouvernance collective.

Le deuxième projet était présenté par Nathalie Passemard, Frédéric Plicque, Audrey Roccaro et Elisabeth Espitalié. L’objectif est de créer à Montcuq un centre culturel de dimension européenne, avec le soutien de la Drac. Le centre accueillerait l’actuelle résidence d’artistes, un centre de formation professionnelle avec des stages et des master classes, et une salle de spectacle de 80 places, avec une programmation culturelle annuelle. L’idée est de créer une dynamique, d’offrir une activité nouvelle et différente, et d’attirer des artistes internationaux, au cœur du village, avec des retombées économiques et une notoriété supplémentaire pour la ville.

Dans les deux cas, la question du financement a été soulevée par les élus. Les porteurs de projets ont souligné la difficulté d’obtenir des chiffres précis sans réelle certitude d’être choisis. La «Maison pour tous» présente un budget d’investissement de 850 000 € HT et un budget de fonctionnement de 66 000 €. Le centre culturel estime son prévisionnel d’exploitation à 271 380 €. Les dispositifs de financement et le montant des subventions restent à déterminer et dépendront en partie de la collectivité qui portera le projet. La balle est dans le camp des élus, qui prendront le temps de la réflexion.