Daniel Cueff, le maire breton qui invente le village de l’après-pétrole

https://www.lemonde.fr/festival/article/2019/06/19/daniel-cueff-le-maire-breton-qui-invente-le-village-de-l-apres-petrole_5478334_4415198.html

Comment vit-on lorsqu’on ne veut pas hypothéquer l’avenir des générations futures ? Dans le village breton de Langouët, un élu fait tout pour en faire un territoire 100 % écologique.

Par Publié aujourd’hui à 09h00, mis à jour à 15h47

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Daniel Cueff, maire du village breton de Langouët, le 17 juin.
Daniel Cueff, maire du village breton de Langouët, le 17 juin. CAMILLE MICHEL POUR « LE MONDE »

La pièce est foisonnante. Sur les murs de bois, des affiches exposent en grand format divers projets dont on trouve les détails dans les piles de livres, schémas, plans d’urbanisme et autres documents administratifs qui jonchent la table de réunion. Ferme en permaculture, serres photovoltaïques, habitats légers, préservation des terres agricoles, voies piétonnes… A en croire les murs de son bureau, Daniel Cueff ne manque pas d’inspiration pour faire de son village une commune écologique.

Vingt ans que cet homme de 64 ans est à la tête de la mairie de Langouët (Ille-et-Vilaine) et de ses 600 habitants. Il ne lui a pas fallu plus de quelques années pour transformer ce petit territoire rural, situé à 20 kilomètres au nord de Rennes, en laboratoire à ciel ouvert de l’écologie sociale.

« Anticipation de l’avenir »

Ce jour-là, l’édile prépare la présentation de son dernier projet : l’installation d’un panneau solaire destiné à fournir de l’électricité verte à une partie des habitants. Les bâtiments publics de Langouët produisent déjà toute leur électricité. La nouvelle installation photovoltaïque, gérée par une association regroupant la mairie et les futurs consommateurs, sera un nouveau pas vers l’entière autonomie énergétique de ce petit village breton, que le maire souhaite atteindre d’ici dix ans.

Les bâtiments publics de Langouët produisent déjà toute leur électricité.
Les bâtiments publics de Langouët produisent déjà toute leur électricité. CAMILLE MICHEL POUR « LE MONDE »

« C’est une anticipation de l’avenir », explique Daniel Cueff, estimant nécessaire de produire localement ce qui est consommé localement. « L’autonomie n’est pas une politique d’autarcie, insiste cependant le maire. Nous devons juste prendre notre part aux évolutions d’un monde dont les modes de consommation et de production ne pourront pas durer. » Lui se dit convaincu que les solutions environnementales ne peuvent venir que des territoires, dont chacun aura à « s’adapter différemment », en fonction de ses caractéristiques propres, à un changement climatique qu’il juge « inéluctable ».

« Le climat nous imposera des changements, mais nous ne devons pas seulement avoir une politique de réaction, précise-t-il. Je souhaite que l’urgence climatique nous permette aussi de trouver des solutions au mieux vivre-ensemble. »

Daniel Cueff dans son jardin en permaculture.
Daniel Cueff dans son jardin en permaculture. CAMILLE MICHEL POUR « LE MONDE »

Territoire résistant à l’écologie

La politique ne fait pourtant pas partie de l’horizon de Daniel Cueff lorsqu’il s’installe à Langouët « un peu par hasard » en 1990. Un « concours de circonstances » le porte à la tête de la mairie en 1999, à la faveur d’une élection partielle. Cet écologiste convaincu – mais non encarté –, qui a fait ses armes contre le projet de centrale nucléaire à Plogoff à la fin des années 1970, arrive en terrain miné. Il raconte :

« Langouët était un territoire résistant au développement durable. Elle a été la première commune remembrée en 1984 ; l’agriculture laitière intensive est née ici, très peu de gens étaient sensibles à l’écologie. »

Lire la tribune de Noël Mamère : « L’écologie “identitaire”, conçue comme seule réponse, est un rêve irresponsable »

Pour contourner les résistances locales, il choisit de faire beaucoup, et de parler peu. Il faut avant tout montrer que les solutions écologiques sont applicables et crédibles, convaincre par l’expérience.

Premiers panneaux solaires installés sur des bâtiments publics en Bretagne en 2003

Sans grand discours ni communiqué de presse, il interdit dès 1999 l’usage des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces communaux, dix-huit ans avant que la loi l’interdise dans toute la France. Sous sa houlette, la mairie lance en 2003 la rénovation de l’école, reconstruite en pierre et en bois, munie d’un système de récupération des eaux de pluie, et premier bâtiment public de Bretagne à être équipé de panneaux solaires. En 2004, avant le Grenelle de l’environnement, il fait voter le passage à une cantine 100 % bio.

« Les élèves [quatre-vingt à Langouët] connaissent bien tous ces dispositifs et pratiquent très tôt le développement durable », explique Sylvain Fouré, directeur de l’école. « Grâce au travail de la mairie, la plupart des enfants font du compost chez eux, et presque 6 % des familles tentent de fonctionner en zéro déchet. »

La micro ferme, qui doit s’agrandir sur tout le terrain.
La micro ferme, qui doit s’agrandir sur tout le terrain. CAMILLE MICHEL POUR « LE MONDE »

« Précurseur de l’écologie sociale »

C’est également sous l’impulsion de Daniel Cueff qu’est construit à Langouët le premier écolotissement de Bretagne en 2005, suivi d’un deuxième en 2010. Tous les logements y sont chauffés au poêle à granulés et équipés de panneaux solaires pour chauffer l’eau. « Ce sont des maisons d’environ 100 m2 que les habitants chauffent pour 160 euros par an », ajoute Daniel Cueff en désignant les constructions de bois aux volets colorés situées au nord du village.

Ce sont aussi des logements en accession sociale à la propriété ou des HLM. Le maire et son équipe ont fait du village « un précurseur de l’écologie sociale », estime Mikael Laurent, coordinateur de Bruded, un réseau d’échanges d’expériences en urbanisme durable entre collectivités de la région, dont Langouët est un moteur.

Lire : Climat : « Le chaos n’est pas une fatalité, mais son évitement suppose un changement radical »

Daniel Cueff veut désormais aller plus loin, et impulser une politique à impact positif sur l’environnement. Les maisons des prochains éco-hameaux produiront plus d’énergie qu’elles n’en consommeront, leurs matériaux de construction biosourcés et réutilisables absorberont le CO2, et elles seront dotées de potagers en permaculture pour « réapprendre à travailler la terre » et « restaurer le lien entre production et consommation ».

Les écolotissement de Langouët, le 17 juin.
Les écolotissement de Langouët, le 17 juin. CAMILLE MICHEL POUR « LE MONDE »

Des obstacles encore insurmontables

Les habitants ne sont pas tenus éloignés de ces décisions, mais le maire ne leur laisse pas le choix quant au cadre 100 % écologique de sa politique. A Langouët, la démocratie n’est pas « participative », mais plutôt « collaborative », explique M. Cueff :

« L’équipe municipale fixe le cadre. Par exemple, construire un écoquartier à impact positif pour l’environnement et accessible aux moins aisés. Une fois ce cadre fixé, rien n’est directif, les habitants peuvent travailler avec les experts pour trouver les meilleures solutions de réalisation. »

« Daniel Cueff, c’est une main de velours dans un gant de fer », résume Mikael Laurent. A en croire les résultats électoraux du maire, réélu au premier tour en 2008 (68 % des voix) et en 2014 (78 % des voix), le système semble convaincre.

Cette politique écologique se heurte néanmoins à des obstacles qui rappellent, en creux, que Langouët ne peut pas tout inventer seul. Avec 90 % des habitants travaillant sur le bassin rennais, le village ne réussit pas à se passer des voitures ; et la mise à disposition d’une voiture électrique en autopartage ou encore le service intercommunal de location de vélos électriques n’y suffisent pas. « La mobilité reste un point noir », concède Daniel Cueff.

Lire : Elections européennes 2019 : « Les Verts doivent devenir des concurrents crédibles dans la conquête du pouvoir national »
Des affiches soutenant l’arrêté de Daniel Cueff, qui interdit l’usage des pesticides à moins de 150 mètres des habitations.
Des affiches soutenant l’arrêté de Daniel Cueff, qui interdit l’usage des pesticides à moins de 150 mètres des habitations. CAMILLE MICHEL POUR « LE MONDE »

L’agriculture chimique, toujours pratiquée par la plupart des agriculteurs du village, en est un autre. Fin mai, le maire a pris un arrêté interdisant l’usage des pesticides à moins de 150 mètres des habitations pour « forcer la transition », mais la préfecture lui intime de le retirer, au motif qu’il s’agit d’une compétence relevant du ministère de l’agriculture.

Reste qu’en vingt ans, la conviction écologique de Daniel Cueff a infusé à Langouët : les Verts de Yannick Jadot ont réuni 30 % des voix aux dernières européennes, l’un de leurs meilleurs scores de Bretagne.

« Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival une rencontre sur le thème « Comment vivre dans un monde effondré ? », avec Jean Hegland, Corinne Morel Darleux et Pablo Servigne, animée par Audrey Garric. La conférence se tiendra dimanche 6 octobre 2019 de 15 h 30 à 17 heures, à l’Opéra Bastille (amphithéâtre).

 

Elaboration du PLUI de la Communauté de Communes du Quercy Blanc

https://i2.wp.com/www.ccquercyblanc.fr/a-la-une/carte_territoire_ccqb.png

Je cite : http://ccquercyblanc.fr/urbanisme-environnement/le-plui/presentation-generale

 » Le Plan Local d’Urbanisme intercommunal fixe les grandes orientations     stratégiques d’aménagement et les règles d’occupation et d’utilisation du sol :   il détermine les zones où l’on peut construire et celles que l’on souhaite protéger. Le PLUi est un document réglementaire qui s’impose à tous : particuliers, administrations et entreprises. Il sert par exemple de référence à l’instruction des autorisations d’urbanisme : permis de construire, déclaration préalable… »

Le processus a commencé, il y a déjà eu une réunion. Le dossier est très épais, sur le site de la comcom dont l’adresse est ci-dessus.

 

On y vient  » Échanges sur le thème de la citoyenneté »

Merci pour l’initiative

https://www.ladepeche.fr/2019/05/18/echanges-sur-le-theme-de-la-citoyennete,8207265.php

Échanges sur le thème de la citoyenneté

  • La rencontre sera animée par Nicole Talleux, animatrice à ARP-Philo
La rencontre sera animée par Nicole Talleux, animatrice à ARP-Philo
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Qu’est-ce qu’être citoyen dans notre société actuelle ? Quelles initiatives et quels engagements individuels prendre au sein du collectif pour faire vivre notre citoyenneté ? Tel est le thème de réflexion que propose l’association la Halle aux livres le mardi 11 juin, à 20 heures, à la médiathèque intercommunale de Montcuq-en-Quercy-Blanc. Si cette idée a bien germé à partir du Grand débat et des points de vue échangés au cours des réunions qui se sont déroulées à Montcuq et à Lendou-en-Quercy, il s’agit ici d’une toute autre démarche.

Sur une idée constructive, la citoyenneté, les participants pourront exprimer leurs opinions et partager leurs expériences, dans une dynamique de groupe, afin de faire avancer la réflexion, cerner les différentes situations et ouvrir des portes, dans le respect des personnes, de la parole et des opinions de chacun. Ce temps d’échanges, qui débutera par la diffusion d’une courte vidéo de quelques minutes, sera piloté par Nicole Talleux, animatrice et formatrice de l’association Atelier de recherche pédagogique ARP-Philo.

Ancienne enseignante et inspectrice de l’Éducation nationale, Nicole Talleux intervient en France et à l’étranger auprès de publics divers et variés, associations d’aînés, écoles primaires, collèges, et assure également des formations, des ateliers et des cafés philo.

Cette Montcuquoise est aussi connue pour faire partie du comité d’organisation du Téléthon sur le pays de Montcuq. Une synthèse des idées et des mots-clés exprimés au cours de la soirée sera effectuée en fin de rencontre. La discussion pourra se poursuivre autour du verre amical qui clôturera cet exercice de citoyenneté participative. Entrée libre et ouverte à tous. Contact médiathèque : 05 65 20 34 37.

« Pour faire la démocratie, il faut faire cesser la terrible ignorance dans laquelle nous sommes les uns des autres ». Michelet

Lien vers un blog d’information locale d’un autre coin du département, qui entre autre, a réagit à l’article odieux du journal d’information du SYDED.

https://www.blogdesbourians.fr/gourdon-une-famille-victime-du-politiquement-correct/#comment-6752

Encore une commune qui se démarque, vers la transition énergétique et citoyenne.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/07/14/a-dolus-d-oleron-les-habitants-font-revivre-une-ancienne-colonie-de-vacances_5331410_3224.html

A Dolus-d’Oléron, les habitants font revivre une ancienne colonie de vacances

Encouragés par la mairie, ils se démènent depuis quelques mois pour faire d’un site abandonné un nouveau lieu culturel et festif.

LE MONDE | | Par Solène Cordier (envoyée spéciale à Dolus d’Oléron)

Grégory Gendre, le maire de Dolus-d’Oléron, devant l’entrée de la Cailletière.

Le vaste terrain est encore parsemé d’herbes hautes, et les travaux de rénovation des anciens dortoirs sont loin d’être achevés. Mais après des années d’abandon, la Cailletière, une ancienne colonie de vacances située en bordure de Dolus-d’Oléron (Charente-Maritime), revit. En moins de deux ans, quelques dizaines de bénévoles ont débroussaillé ses quatre hectares de terrain, arraché les ronces, réhabilité et sécurisé certains pavillons. Et si le lieu paraît encore sauvage, « il fallait voir ce que c’était il y a encore quelques mois », dit avec le sourire Nicolas, fondateur des Apéros bricolos, qui a aménagé, dans l’un des bâtiments, son atelier de recyclage de palettes.

La municipalité de Dolus, propriétaire du terrain, n’est pas étrangère à cette résurrection. A l’automne dernier, le maire, Grégory Gendre, ancien de Greenpeace élu à la surprise générale en 2014 à l’âge de 36 ans, organise une visite du site pour le faire découvrir aux habitants. A l’époque, les lieux accueillent seulement le chapiteau de la compagnie Aire de cirque, et les deux compères des Apéros bricolos.

« Copier les réussites de McDo »

Le moment choisi pour la visite ne doit rien au hasard. Depuis son arrivée à la mairie, Grégory Gendre lutte contre l’installation d’un McDonald’s sur un autre terrain de la commune, qui appartient à un conseiller municipal de l’opposition. Il juge le projet incompatible avec les principes de transition écologique dans laquelle est engagée l’île : accent mis sur le bio et les circuits courts, soutien à l’agriculture durable… De nombreux habitants, hostiles à l’enseigne de restauration rapide, s’engagent à ses côtés. Des collectifs anti-McDo se montent, sur les réseaux sociaux et dans la vraie vie. Mais en septembre, c’est la déconvenue. Le tribunal administratif de Poitiers, saisi par la marque et le propriétaire du terrain sur lequel McDo a jeté son dévolu, ordonne à la municipalité de signer le permis de construire.

« Un endroit pour les “djeuns”, avec des horaires étendus, du Wi-Fi gratuit et… des produits locaux »

Dans l’attente de la décision de la cour d’appel de Bordeaux, prévue courant juillet, le maire ne se laisse pas abattre. Des réunions publiques et des échanges avec ses administrés, il retient « une chose importante » : les Dolusiens – 3 300 résidents l’hiver, un chiffre qui grimpe à 11 000 l’été – manquent d’un lieu convivial pour se retrouver et manger sur le pouce. « On s’est donc dit qu’il fallait copier les réussites marketing de McDo, et le faire à notre sauce. Créer un endroit pour les djeuns, avec des horaires étendus, du Wi-Fi gratuit et… des produits locaux », résume l’élu. Une version oléronnaise des Grands Voisins, cette expérimentation mêlant projets solidaires, artistiques et associatifs sur le site de l’ancien hôpital parisien de Saint-Vincent-de-Paul. Elle réunirait des associations – les Restos du cœur ont pour projet de s’y installer – et des gens du coin pour des rendez-vous festifs et culturels. Il pense alors à la Cailletière, propriété de la mairie depuis 2008, et qui pourrait bien se prêter à l’expérimentation.

Et c’est ainsi qu’un soir d’octobre, quelques dizaines d’habitants curieux, emmenés par le maire, découvrent, en franchissant le porche, le pigeonnier du XVIe siècle à l’entrée du site, le magnifique pin parasol centenaire un peu plus loin, et les locaux délabrés de l’ancienne colo. Claude, installé depuis une poignée d’années à Oléron pour profiter de sa retraite, fait partie du petit groupe. « En découvrant l’endroit, on a été plusieurs à se dire ce jour-là qu’il avait un sacré potentiel », se souvient l’ex-enseignant.

Noyau dur

Un noyau dur se constitue alors, et se retrouve régulièrement au cours de l’hiver. Les liens se créent, les idées fusent, et une quarantaine d’habitants, de 14 à 70 ans, décident finalement de se rassembler en un collectif au nom vite trouvé : la Colo. Leur objectif :

« Créer un espace de rencontre intergénérationnel, avec une programmation multiculturelle et une petite restauration locale. »

Tous se retroussent les manches et, petit à petit, leur rêve prend forme. Un local est aménagé. Puis une courette, avec bar, fauteuils et mobilier de récup’. Le public est convié pour les premiers événements ; des concerts, une conférence sur les libertés numériques, puis des soirées football à l’occasion de la Coupe du monde…

Gaële et Claude, deux bénévoles de la Colo, à la Cailletière.

Une fois de plus, c’est Grégory Gendre qui appuie sur l’accélérateur. « En mars, il nous a dit : la mairie veut organiser un événement autour de l’alimentation durable à la Cailletière, et comme vous êtes là, vous pourriez donner un coup de main ! », se rappelle dans un éclat de rire Gaële, elle aussi bénévole, qui tient à préciser que « la Colo n’est pas liée à la municipalité de Dolus », dont elle ne reçoit aucune subvention. « D’ailleurs, nous ne sommes qu’un des occupants de la Cailletière », ajoute l’animatrice socioculturelle de 40 ans, en évoquant les autres structures qui se servent du lieu pour la pratique d’activités sportives – yoga, grimpe d’arbres – et des événements culturels ponctuels.

L’affluence dépasse les espérances

Tout ce joyeux monde redouble d’efforts pour l’organisation du Printemps de l’alimentation durable. Et le 21 avril, sous un soleil radieux, plusieurs centaines de personnes découvrent à cette occasion la Cailletière. Au programme : conférences autour des questions alimentaires, ateliers pour les enfants, spectacles et dégustation de produits locaux. L’ambiance est festive, l’affluence dépasse les espérances, et pour les bénévoles, c’est aussi l’occasion de répéter que la porte est ouverte. Et ainsi de faire taire ceux qui n’ont pas manqué, sur les réseaux sociaux, de fustiger un repaire de dangereux gauchistes.

Depuis, la fabrique à projets pour la Cailletière continue de battre son plein. A la mairie, des jardins partagés, la création d’un skatepark et d’un « hub » pour les producteurs de l’île, avec chambre froide et bureau, font partie des prochains objectifs. Pour les réaliser, le maire met la dernière main à un dossier de demande de financement qu’il présentera à la rentrée devant la région Nouvelle-Aquitaine, dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt destiné aux tiers lieux. Du côté de la Colo, un événement autour de la poésie, en août, est dans les cartons. « On ignore à quoi ressemblera la Cailletière dans cinq ans, dix ans, disent de concert Claude et Gaële. Mais dans l’idéal, ce sera un lieu participatif, ouvert et vivant. »

Chèque énergie de 150€

Le bénéfice du chèque énergie est ouvert aux ménages dont le revenu fiscal de référence annuel par unité de consommation est inférieur à 7 700 euros, au titre de leur résidence principale.

La première ou seule personne du ménage constitue une unité de consommation. La deuxième personne est prise en compte pour 0,5 unité de consommation. Chaque personne supplémentaire est prise en compte pour 0,3 unité de consommation.

soit 1+0.5+0.3+0.3+0.3 = 2.4 pour un couple avec 3 enfants qui a un Revenu Fiscale de Référence de moins de 18 480 €

Ces valeurs sont réduites de moitié pour les enfants mineurs en résidence alternée au domicile de chacun des parents lorsqu’ils sont réputés à la charge égale de l’un ou de l’autre parent.

Vérifiez si vous êtes bénéficiaire : https://chequeenergie.gouv.fr/beneficiaire/eligibilite

en vous munissant de votre Revenu Fiscal de référence.

Article sur le Dernier Conseil Municipal – Cantine +8% le repas en 2018 ( +21% sur deux ans)

  • Cantine +8% le repas de l’école primaire en 2018 ( +21% sur deux ans)
  • 6 platanes sur 7 abattus le long de l’avenue St Jean

 

https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/07/2699558-les-ecoles-et-la-detr-au-menu-du-conseil.html

Les écoles et la DETR au menu du conseil

L'entrée du village par l'avenue Saint-Jean va être aménagée et sécurisée et six arbres abattus.
L’entrée du village par l’avenue Saint-Jean va être aménagée et sécurisée et six arbres abattus.

Le conseil municipal de Montcuq, réuni lundi 5 décembre sous la présidence du maire Alain Lalabarde, a débattu de plusieurs points concernant la vie scolaire de la commune. L’assemblée a voté le dépôt d’une demande de dérogation pour revenir à la semaine de quatre jours dès la rentrée 2018, avec un aménagement des horaires à l’école primaire et l’ouverture du centre de loisirs toute la journée du mercredi. Enseignants et parents se sont majoritairement montrés satisfaits de ce choix.

La création d’un conseil municipal jeunes, baptisé «Conseil municipal d’avenir» et présidé par la conseillère Édith Lafage, a soulevé la discussion. Finalement, le nombre de conseillers a été fixé à neuf enfants scolarisés dans la commune, cinq en CM1 et CM2, et quatre en 6e et 5e Les deux tiers d’entre eux devront être domiciliés à Montcuq-en-Quercy-Blanc. Les jeunes auront un projet à réaliser et un budget à gérer.

Les tarifs de la cantine, fixés par le département chargé du service restauration des collèges, seront augmentés afin d’harmoniser le coût des prestations de tous les collèges lotois. Le prix du repas en primaire passera à 3,65 €, celui de maternelle à 3,55 € et celui des enseignants à 4,30 €, avec une nouvelle hausse prévue l’an prochain.

Les autres délibérations ont porté sur les demandes de DETR, Dotations d’équipement des territoires ruraux, qui doivent être déposées avant la date butoir du 15 décembre. La première concerne l’aménagement du quartier Saint-Jean, chiffré à 92 667 € HT, avec 30 % de DETR (27 800 €). Il s’agit de sécuriser cette entrée du village, avec l’abattage de six gros arbres jugés gênants pour la visibilité, la mise en place de plateaux traversants et de feux comportementaux pour réduire la vitesse, la reprise des bordures et des trottoirs.

L’autre projet porte sur la rénovation de l’église Saint-Hilaire, avec la réfection de la toiture et de la porte d’entrée principale, le nettoyage de la façade et la reprise des corniches, pour un coût de 159 205 € HT, avec 25 % de DETR (39 801 €). Enfin, l’achat au prix de 50 000 € d’une parcelle de terrain et de l’immeuble situés au 21-23 allée des Marronniers a été voté par le conseil, afin de permettre l’extension des ateliers municipaux qui jouxtent l’ensemble.