Compte Rendu de la réunion « accueil des réfugiés à Montcuq » du 16 octobre 2015

Participants ; environ 30 personnes ; beaucoup de nouveaux participants par rapport a la première réunion (voir liste des contacts).

Introduction :

Emmanuelle Garralon ouvre la réunion par  un rappel bref de la réunion précédente dont le point central était la visite de M. Olivier François, directeur du CADDA du Lot qui a expose les grandes lignes de la politique d’accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés en France, ainsi que le rôle et le fonctionnement du CADDA  (voir le CR du 1.10.2015) .

Elle introduit ensuite la liste des questions qui se posent afin de nous permettre de compléter nos informations et de poursuivre nos réflexions sur les objectifs que nous nous fixerons :

  • créer une association ou pas ?
  • faire la liste de nos savoir-faire afin de nous répartir les taches de la préparation d’un projet d’accueil ?

Elle demande a Maryel Janson de partager ses informations sur l’association AGIRabcd, basée a Cahors. Cette association qui a pour but d’aider a l’insertion sociale, comprend dans le Lot environ 20 membres retraites qui interviennent dans le social et la formation : alphabétisation, formation en Français langue étrangère, soutien scolaire, facilitation de l’insertion sociale : gestion d’un budget familial, accès aux mutuelles de santé, accompagnement administratif.

Emmanuelle rappelle ensuite les  points suivants :

  • Il n’y a pas d’arrivée de réfugiés  venant de pays en guerre (Syrie, Libye ou autres) pour le moment dans le Lot ;
  • Suite à l’appel lancé par la Préfecture, 10 communes, dont Cahors et Figeac, se sont inscrites pour  offrir des logements sociaux ;
  • le dispositif SOLIBAIL n’existe pas dans le Lot mais il pourrait être mis en place sous certaines conditions (voir les informations collectées par Hervé Guilleux sur ce sujet en fin de CR).
  • la Région a débloqué 1 million d’E pour l’aide aux réfugiés ; l’Etat annonce 1000 E d’aide par commune et par réfugié (????), la région s’engage à doubler ce montant.
  • les demandeurs d’asiles sont placés en centre d’accueil, si des places sont disponibles ; ils ont 1 mois pour présenter leur demande d’asile ; sommes-nous capables d’accueillir des demandeurs d’asile lorsqu’ils auront obtenu le statut de réfugiés ?

Un participant témoigne de son expérience passée de travailleur social auprès du CADDA du Lot et insiste sur les points suivants :

  • Les demandeurs sont souvent en situation de Veille sociale car ils doivent dans les 15 jours, déposer en Préfecture leurs empreintes pour que soient vérifiés les passages en Europe ;
  • Faute de places dans les 2 centres d’hébergement du CADA , Cahors et Figeac, le placement  des demandeurs en hébergement d’urgence est souvent la seule solution possible, ce qui  pose beaucoup de problèmes, notamment aux familles ;
  • Les procédures de demande d’asile sont lourdes et longues ; la demande et le récit de vie doivent être rédigés en français ; les demandeurs doivent se déplacer à Paris pour défendre leur dossier devant l’OFRAP.
  • La procédure française est violente du point de vue humain et il doute que le CADA du Lot soit capable d’accueillir de nombreux refugies ;
  • Pour lui, les premiers besoins des demandeurs d’asile sont le logement et les relations humaines; or, Montcuq est trop loin de la Préfecture pour que l’accompagnement se fasse dans des bonnes conditions ; il faut de la disponibilité et de la bienveillance  certes, mais la distance peut rapidement devenir pesante et il faut durer dans l’accompagnement.
  • Dans le Lot, certaines demandes ont pris 5 ans avant d’aboutir alors que la moyenne est souvent de 2 ans. Les demandeurs d’asile venant d’un pays en guerre devraient voir leur demande aboutir plus rapidement, mais c’est loin d’être sur.

Quelle est la position du Maire de Montcuq ?

·         Le CM na pas répondu a la demande de la Préfecture et informe, le Maire  attend un projet de notre part pour prendre position. Nous pouvons donc être une force de proposition.

Le CCAS (Commission communale d’action sociale)  peut-il intervenir ?

Selon plusieurs participants  ayant de l’expérience, il manque de moyens et ne peut envisager aucune action inscrite dans la durée et demandant de la disponibilité.

Existe-t-il des possibilités de logement à Montcuq ?

La maison de la perception sera libre a partir de janvier 2016 et conviendrait pour 2 familles ;  le propriétaire de l’hôtel du Parc, participant à la réunion propose les 20 chambres de son hôtel pour un premier accueil.

Comment obtenir plus d’informations

En tant qu’élus, Emmanuelle Garralon et Jean-Pierre  Blanchou  se proposent de demander rendez-vous a Mme Lagarde (qui coordonne l’accueil des refugies syriens et libyens avec les autorités), après en avoir informe le Maire de Montcuq, afin d’obtenir les dernières informations suite à une réunion au niveau national.

Inventaire de nos moyens :

Emmanuelle Garralon propose une liste des besoins qui s’articulent autour de deux pôles : besoins fondamentaux : logement, meubles, équipement et linge de maison, vêtements, alimentation, soins de sante et scolarisation des enfants ; et démarches obligatoires : inscription en Préfecture et vérification d’empreintes, dossier de demandes d’asile, obtention des aides. A compléter au fur et à mesure du projet.

  • Commencer une liste des logements vide (chacun se renseigne de son côté)
  • L’enseignement du FLE sera pris en charge par l’Education nationale qui dispose de maitres de FLE ; Maryel Janson  est disponible pour se charger des adultes et coordonner cette action avec Agirabcd.
  • Simone Lagane informe qu’une traductrice assermentées d’arabe serait disponible comme interprète et traductrice; elle est syrienne et connait bien les dialectes et les diverses cultures de la région.
  • Les Restos du cœur peuvent fournir l’aide alimentaire.

Une nouvelle idée est proposée par Lucie Lagane :

Il serait possible de proposer <une nuit de répit> a des personnes en situation d’urgence et de besoin en les accueillant chez soi pour une soirée et une nuit afin de leur permettre de vivre un moment de convivialité et de partage ; l’idée est développée par Simone Lagane : pourquoi pas un week-end dans le même esprit ? Cette proposition a le mérite de s’adresser à d’autres personnes que des demandeurs d’asile, par exemple des jeunes mineurs isolés en formation dans le Lot.

Une association peut être le relais de cette proposition.

Les bonnes volontés, l’envie de vivre de façon solidaire étant manifeste, il est décidé  de réfléchir aux objectifs d’une future association ainsi qu’à d’autres pistes/idées d’actions solidaires d’accueil.

La prochaine réunion aura lieu après le rendez-vous avec Mme Lagarde et les vacances scolaires.

Annexe : informations collectées par Hervé Guilleux concernant le dispositif SOLIBAIL

M. Carneiro , de l’UDAF me précise qu’il n’y a pas actuellement de dispositif SOLIBAIL dans le Lot à proprement parlé . Par contre il existe un dispositif IML géré par l’UDAF (InterMédiation Logement).  L’UDAF, habituellement saisie par le SIAO  (service  intégré de l’accueil et de l’orientation), propose pendant dix huit mois  d’être locataire d’un logement  à la place d’une famille qui est alors sous locataire de l’UDAF. Au bout d’une durée de dix huit mois, le sous locataire prend le bail à sa charge et l’UDAF se retire.  Il ya donc un «  glissement » du bail de l’UDAF, vers la famille (ménage en difficulté pour l’UDAF). Pour être éligibles à ce dispositif, les ménages en difficulté doivent répondre à des critères précis :

·         Etre proches de l’autonomie sociale et financière

·         Etre orientés par un organisme  social (le fameux SIAO)

·         Le loyer n’excède pas 30% des  ressources du ménage .

Enfin cette prise en charge  n’est possible que pour 10 logements . (actuellement cinq déjà occupés par exemple).

La différence par rapport  à Solibail tient surtout en deux choses :

1.       Pas de remise en état du logement  à la fin du bail

2.       Glissement du bail de l’UDAF vers le sous locataire.

M. Carneiro me dit qu’il serait peut être possible de mettre en place le Solibail dans le Lot. Il faudrait s’adresser à un autre interlocuteur, PACT HABITAT à travers le PACTARIM (organisme semi public de l’habitat et du développement)/ Pact Habitat.

Pact Habitat indique qu’il faut prendre contact avec la Préfète si l’on souhaite mettre en place le dispositif Solibail.

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