« Ne pas fermer la porte à l’éolien »

photo éolienne

Les énergies fossiles et nucléaire ont fait leur temps, elles s’épuisent et leurs dangers pour l’humanité sont connus : réchauffement climatique, prolifération radioactive accidentelle, gestion des déchets, etc.

Mettre en œuvre la transition énergétique est désormais une obligation collective à laquelle aucun territoire ne peut se soustraire, sobriété et efficacité énergétiques devant se conjuguer au développement des énergies renouvelables.

Sur chaque territoire, il importe donc de faire l’inventaire de toutes les ressources renouvelables disponibles.

En Quercy Blanc, le dossier Neoen présente les résultats d’une campagne de mesures concluant à une ressource éolienne de 5,3 m/s en moyenne à 81,5 m.  Situées beaucoup plus haut, à 93m, les nacelles des machines proposées pourraient alors bénéficier d’une vitesse moyenne de vent évidemment bien supérieure.

Si la ressource éolienne est bien établie, l’exploitation de cette énergie peut être envisagée. En conséquence, aucun dogme « anti-éolien » définitif ne doit entraver la réflexion démocratique.

Bien évidemment, tout projet doit nécessairement être adapté, « à la mesure » de chaque territoire et ne provoquer aucune nuisance insupportable et irréversible.

Selon divers sondages, la grande majorité de la population française ne juge pas insupportable la vue d’une éolienne dans le paysage.

Le projet présenté par Neoen est limité à 5 machines regroupées sur un site peu habité, à proximité d’un poste de transformation EDF déjà existant. Le projet indique que toutes les lignes électriques seront enfouies et les éoliennes peuvent être démantelées au bout d’une vingtaine d’années (fonds provisionné).

Pour ce qui est du bruit, il importe que les contraintes réglementaires soient rigoureusement appliquées avec pénalités fortes et sanctions en cas de dépassement. A cet effet, une convention devrait être signée avec les municipalités et les associations riveraines.

Les retombées financières sur le bloc communal (communes et intercommunalité), pourraient être négociées avec le conseil général. Celui-ci pourrait par exemple accepter de reverser à l’intercommunalité une quote-part des taxes qu’il perçoit au titre du projet éolien.

Fondée sur le sens des responsabilités, la volonté lucide et le courage citoyen, une évidence s’impose désormais : il ne faut pas « fermer la porte à l’éolien ». En Quercy Blanc en outre, ne prenons pas le risque de laisser la voie libre aux projets « gaz de schiste » qui ne demandent hélas qu’à s’éveiller.

Dans l’intérêt général (qui n’est pas la somme des intérêts particuliers), pour éviter toute incompréhension ou affrontement stérile, M. le Préfet du Lot pourrait ainsi demander la réalisation d’un complément d’études avant de prendre sa décision définitive.

Charles FARRENY – Conseiller municipal de Montcuq – Conseiller à la Communauté de Communes du Quercy Blanc.

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