Compte-rendu du Conseil municipal du 3 octobre 2017

http://www.montcuq.fr/fr/la-mairie-les-mairies-annexes/conseil-municipal/comptes-rendu-cm.html

ou liens direct :

4CRCM DU 03.10.17

PV DU 03.10.17

Publicités

Quand on voit l’état de nos poubelles…

toutes initiatives sont bonnes à prendre.

https://lareleveetlapeste.fr/gagner-de-largent-recyclant-supermarches-bretons-se-lancent/

Gagner de l’argent en recyclant : des supermarchés bretons se lancent !

En Bretagne les premiers collecteurs de bouteilles en plastique sont lancés afin d’encourager le recyclage pour les particuliers.

Cancres européens du recyclage

En termes de recyclage, la France est très en retard. Nous le savons, trop de personnes ne font toujours pas la différence entre la poubelle verte et la poubelle jaune, des dizaines de kilos de déchets sont jetés par jours, on jette ses cigarettes sur le trottoir, ses papiers sur les aires d’autoroutes et on laisse ses poubelles dans la rue. Bref : nous sommes carrément nuls et nous nous classons à la 21ème place européenne en ce qui concerne le recyclage du plastique (moins de 20% du plastique consommé en France est recyclé).

Formule gagnante

Seulement, malgré ce constat déprimant, les initiatives publiques et privées se multiplient. L’une d’entre elles n’est autre que le recyclage qui rapporte de l’argent, une méthode inspirée de notre voisin allemand. Les supermarchés installent des collecteurs de bouteilles en plastique et en verre, les consommateurs déposent leurs déchets, ils reçoivent un bon d’achat en échange, les matériaux sont recyclés et hop la boucle est bouclée ! Chaque bouteille de 50 cl rapporte 1 centime et celles de 1 litre rapportent 2 centimes.

Vite, vite : on en veut plus !

Une dizaine de supermarchés bretons ont mis en place des collecteurs de bouteilles plastiques, cette nouvelle est excellente, toutes les parties prenantes sont conquises : il n’y a plus qu’à accélérer le mouvement !

Crédits photos : Réco France

La pyrale aussi en Suisse.

Biodiversité

Rien n’arrête la pyrale du buis

Arrivée en 2010 en Suisse, cette chenille détruit tous les buis sur son passage. Aucune mesure ne fait aujourd’hui le poids face à cette invasion qui va s’amplifier avec la ponte des prochains jours

Petite chenille asiatique cherche nid douillet avec vue sur l’Europe… Depuis 2010, la pyrale du buis, Cydalima perspectalis, a élu domicile dans les buis de Suisse romande et de la région. Ses dégâts sont de plus en plus importants. «J’en ai vu dans les buis à côté de chez moi. En une semaine, ils n’avaient plus aucune feuille! C’est une horreur!» raconte Catherine, qui habite à côté d’Annecy.

Ce voisin gênant se déplace avec sa colonie de plusieurs milliers d’individus. Avec à chaque fois le même scénario: les jeunes chenilles vertes à tête noire se nourrissent des feuilles de l’arbre et le rongent jusqu’à l’écorce. L’arbre mort, elles passent à la haie suivante. Et ainsi de suite.

Les jeunes chenilles vertes se nourrissent des feuilles de buis, avant de ronger l’arbre jusqu’à l’écorce.
© Creative Commons
Longue de 3 à 4 cm, la pyrale dévaste les buis entretenus comme sauvages. Ulysse Merat

Devenus adultes, ces papillons nocturnes blanc et marron volent en nuées autour des lampadaires ou se collent aux vitres des maisons, attirés par la lumière. La pyrale n’a que quinze jours de vie pour se reproduire et pondre jusqu’à 1200 œufs. Une nouvelle génération de chenilles éclôt en juin et ainsi de suite… Ce sont trois générations qui s’enchaînent jusqu’au début de l’automne. La prochaine est attendue en août.

La pyrale du buis est un papillon nocturne qui se déplace en colonies de milliers d’individus. Christophe Quintin

Dans les jardins comme en milieu naturel, aucun buis n’est épargné. «C’est une invasion biologique. C’est comme un feu de brousse, ça brûle tout sur son passage», confirme Olivier Baubet, chef du pôle Santé des forêts de la Direction régionale française de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) pour l’Auvergne et Rhône-Alpes.

https://www.letemps.ch/sciences/2017/07/27/rien-narrete-pyrale-buis

Le Quercy Blanc perd son buis vert

 

Outre la tristesse de voir nos coteaux se dégarnir de leurs buis, qui amenaient fraîcheur et intimité, protection en toutes saisons, dominant les buissons épineux et les ronces, les sous-bois sont désormais jaunes et secs, prêt à s’embraser de colère à la première étincelle.

Il s’agit de forêts, d’arbres jusqu’ à 1m de haut, dans des lieux parfois bien escarpés, impossible à maîtriser pour des particuliers.

Qu’il est triste d’être la génération témoin de ce massacre, faut-il se résoudre ?

Pyrale du buis issue d’un seul buisson de 1m de haut, chenille dont les poules ne veulent même pas nous débarrasser.

http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/03/2622146-le-quercy-blanc-colonise-par-la-pyrale-du-buis.html

Publié le 03/08/2017 à 03:52, Mis à jour le 03/08/2017 à 08:46

Le Quercy blanc colonisé par la pyrale du buis

La pyrale du buis est arrivée dans le Lot en 2015. Cette année, elle attaque le Quercy Blanc. Sans danger pour l’homme, elle dévaste les buis. Si on peut traiter parcs et jardins, il n’en va pas de même pour les buxaies sauvages. Or les causses lotois regorgent de buis.

Sur l’ensemble du Quercy blanc, en pays montcuquois comme castelnaudais, les ravages causés par la pyrale du buis sont inquiétants, et la rapidité des attaques successives a pris tout le monde de court. Si les particuliers ont traité -avec plus ou moins de résultat- les buis autour de leur maison, la majorité des arbustes, notamment ceux situés en pleine nature, ont été dévastés. Ne restent plus que des branchages secs dont plus une feuille n’a réchappé. Les chenilles infestent les bois. Suspendues le long des chemins au bout de leur fil, elles rendent les promenades très désagréables. À Saint-Daunès, Bernard Déleris, animateur à «Points d’eau», a vu ses buis entièrement dévorés. Il prend le problème très au sérieux. «Les deux premières attaques de la pyrale ont été spectaculaires, souligne-t-il. Les zones encore préservées donnent déjà des signes de contamination, et la nouvelle attaque du papillon, prévue en septembre, pourrait bien être fatale. Hélas, cette espèce très invasive n’a aucun prédateur». Patrice Valy, président de l’Amicale sainte-alauzienne, a fait le même triste constat. «Il s’agit de notre patrimoine, s’inquiète-t-il, et il faut agir vite. J’en appelle à l’aide des pouvoirs publics et j’ai demandé aux conseils départementaux de coordonner une action et un plan d’éradication.»


Des pistes pour réguler l’insecte

La pyrale du buis, originaire d’Asie, a été repérée pour la première fois en Europe en 2006, en Allemagne. Deux ans plus tard, elle arrivait en Alsace. Les premières observations dans le Lot remontent à 2015. C’était à Pradines. L’an dernier, la Bouriane et les secteurs entre Puy-l’Evêque et Floressas ont été particulièrement touchés. Cette année, c’est le Quercy blanc. «L’insecte étend sa zone d’action parce qu’il s’installe», constate Jean-Pierre Charpy, de la DDT, également correspondant-observateur sur la santé des forêts. Le Lot, département de causse, est riche en buis sauvages. La vallée du Célé compte même de véritables forêts (buxaies), encore épargnées. Jean-Pierre Charpy refuse de se montrer pessimiste : «On ne peut pas annoncer la disparition des buis». Si les attaques sont spectaculaires (lire ci-dessus), «l’arbre ne meurt pas, il refait de la feuille». Mais trois générations de pyrale du buis se succèdent de mai à octobre. Chaque papillon pond 1 200 œufs. Chaque chenille consommerait 45 feuilles. Sur un arbre défolié, «la chenille est rapidement en situation de famine et va s’attaquer aux jeunes rameaux. Au fil du temps, l’arbre va s’épuiser», constate-t-il. Il attend d’ailleurs un retour de l’Alsace pour connaître l’état des buis qui y sont attaqués depuis 2008. Or, si la pyrale a des prédateurs dans son milieu d’origine, elle n’en a pas en Europe. Les oiseaux n’en ont pas encore fait leur casse-croûte. Alors que faire ? «Dans les jardins, on peut intervenir. Il y a des méthodes très rustiques qui consistent, quand les œufs apparaissent, à les faire tomber avec un jet d’eau fort puis à les éliminer. Ensuite, il y a une méthode biologique efficace, le bacille thuringiensis. Il est déjà utilisé pour la processionnaire du pin», détaille Jean-Pierre Charpy. Mais il faut l’utiliser à un moment précis, au premier stade larvaire. S’ajoutent les pièges à phéromones. Pour la forêt, il n’y a pas de traitement envisageable. D’abord en raison de l’ampleur, ensuite car le bacille tue tous les lépidoptères. Mais l’Inra travaille actuellement sur une piste prometteuse : une petite guêpe qui pond ses œufs dans ceux de la pyrale. Un parasite local et non importé pour ne pas risquer de créer un autre déséquilibre dans l’écosystème. Car, il ne semble plus possible d’éradiquer la pyrale du buis. En revanche, tout l’enjeu consiste à la réguler en l’intégrant dans l’écosystème.


Repères

Désagréments pour l’homme

«La chenille ne présente aucun risque pour l’homme, contrairement à la processionnaire du pin, rassure Jean-Pierre Charpy, mais il y a des désagréments». Voir les buis défoliés, côtoyer les chenilles et leurs déjections par exemple. A Cambayrac, les organisateurs de la randonnée nocturne de demain ont changé le parcours pour éviter ces désagréments. Puis «il y a un impact psychologique chez les gens quand ça touche à des sites emblématiques : voir les buis défoliés en vallée du Célé aurait cet impact», ajoute Jean-Pierre Charpy, même si d’autres essences s’installaient à leur place. Il signale que dans des zones de forte pullulation (pas dans le Lot), ces papillons nocturnes ont pu colmater des aérations de dispositifs frigorifiques et gêner la circulation.

Dans les parcs publics, jardins privés et pépinières, la pyrale du buis représente un problème esthétique autant qu’économique.

Risques > D’érosion et incendies.Si les buis sauvages venaient à être trop durement touchés, «il faudrait être vigilant sur les fortes pentes à cause du risque d’érosion et autour des habitations pour le risque incendie… Tant que le buis est vert au pied, ça va, sinon il faut faire appliquer l’arrêté de débroussaillement».

Region > Une grosse progression. Cette année, la pyrale du buis a fortement progressé dans la région, touchant la majorité des départements. Le Lot, le Tarn et surtout le piémont pyrénéen sont les plus concernés par cette expansion 2017. Dans l’ex-Midi-Pyrénées, seul le Gers n’est pas touché, selon le département de santé des forêts. Ce département qui surveille notamment l’état de santé des forêts métropolitaines, s’appuie sur un réseau de correspondants-observateurs.

Réactions des lecteurs

PARDES, il y a 4 joursUne astuce supplémentaire que je viens d’expérimenter. J’étais en train de nettoyer au jet d’eau le buis pour détruire les traces de l’infestation précédente (soie et excréments). Cela a fait sortir les papillons…. qui ne résistent pas à l’arrosage. La force du jet autant que l’eau abiment leurs ailes, ils tombent sur le sol. J’ai réédité ce matin au lever du jour. J’en ai débusqué et détruit nettement plus qu’hier. Je compte rééditer demain matin.
J’ai tenté cette opération parce que j’ai 40m de haies de buis qui entourent mon habitation. il me fallait des solutions mécaniques avant l’usage de la chimie

pimienta, il y a 5 joursUne astuce pour les petites surfaces : pulvériser les buis infectés avec du savon noir liquide . ça marche à moindre frais mais malheureusement cela n’empêche pas la ré-infestation . Ajouter à cela que la chenille s’adapte à son environnement et que l’on en trouve également à présent sur les noisetiers. L’invasion est à traiter globalement … pour l’instant il n’y a pas d’autre solution que de donner aux chercheurs les moyens dont ils ont besoin pour faire leur boulot.

Wil46excabrerets, il y a 5 joursS’était il y a quelques années qu’il fallait se réveiller. Maintenant, c’est trop tard, cette Pyrale est trop répandue dans nos landes à buis sauvages, notamment dans les pentes fortes de la vallée du Lot et/ou de la Dordogne où il est impossible d’accéder. Faut espérer qu’elle ne s’attaque pas à d’autres plantes comme le fusain et que les prédateurs puissent davantage la consommer.
Merci à cette mondialisation qui profite à quelques-uns mais qui pourrie notre environnement.

cebibi, il y a 5 joursil faudra quand même expliquer pourquoi tout ces prédateurs arrivent en France, comme le frelon asiatique, le moustique tigre, et maintenant la pyrale du buis venu de chine ? ? ?

epervier31, il y a 5 joursInconsistance des pouvoirs publics lié aussi au manque d’anticipation, incompétence à traiter des problèmes de préservation des espèces au même titre que les écolos.
Au lieu de nous montrer des navets sur l’audio visuel, des émissions sur la nature et sa protection seraient plus utiles.
Pourquoi ne pas recruter des chômeurs après 2 à 3 jours de formation pour aller traiter les zones infectées sans aussi oublier les propriétaires qui ne sont pas responsables des merdes qui viennent de certains pays comme la Chine, pour le grand bonheur des intermédiaires commerciaux qui ne voient que l’appât du gain.
Nous sommes devenus une poubelle dans un pays aussi beau que notre France…
Un autre article :
 http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/01/2621106-pyrale-du-buis-la-contre-attaque-du-depute-folliot.html

Pyrale du buis : la contre-attaque du député Folliot

Environnement

En ville, les services des espaces verts sont plutôt bien organisés. C'est en zone sauvage que le problème est impossible à gérer./ photo DDM, archives.
En ville, les services des espaces verts sont plutôt bien organisés. C’est en zone sauvage que le problème est impossible à gérer./ photo DDM, archives.

Le député du Tarn Philippe Folliot vient d’écrire au nouveau ministre de la transition écologique Nicolas Hulot afin de le sensibiliser au désastre commis dans les massifs et jardins sud-Tarnais par la Pyrale du buis. Une attaque colossale contre le buis.

Comme il l’avait déjà fait une première fois il y a presque un an, en septembre 2016 auprès de Stéphane le Foll, le député du Tarn Philippe Folliot vient de s’adresser au nouveau ministre de la transition écologique Nicolas Hulot afin de le sensibiliser aux dégâts commis par la Pyrale du buis. Cet insecte en effet, et en particulier lorsqu’il n’est encore que chenille (lire en encadré) est en train de ravager les buis, notamment dans les massifs boisés, causses et jardins d’agréments sud tarnais de façon redoublée depuis quelques semaine. Au mois de juin en effet, la terrifiante chenille verte a jeté son dévolu façon «attaque massive» ce qui explique d’ailleurs la réaction du député centriste.

Dans sa demande au ministre de l’écologie mais aussi à celui de l’agriculture, Philippe Folliot refait l’historique de l’importation du parasite d’Asie centrale et sa propagation : «Face à cette situation, il n’existe pas de procédure ou règlementation pour lutter efficacement contre la prolifération de la Pyrale car celle-ci n’est pas classée comme espèce provoquant des dangers sanitaires ou nuisible. En cette saison, les particuliers comme les collectivités sont dépassés et les traitements qui leur ont été recommandés ne s’avèrent pas adaptés à l’ampleur de l’invasion.»

Le député demande donc aux ministres sollicités «qu’ils trouvent un moyen de lutter massivement contre un phénomène qui touche plus partiuclièrement le Causse et la montagne tarnaise. Je pense notamment au classement en espère nuisible de la Pyrale du Buis qui permettrait de débloquer des moyens pour lutter plus efficacement contre l’espèce et échappter à cette catastrophe écologique.»

Outre ces courriers, le député Folliot a aussi déposé une question écrite devant l’Assemblée Nationale.


Très difficile de lutter contre

Originaire d’Asie et introduite en France il y a à peine dix ans, la Pyrale du buis est une chenille qui se nourrit exclusivement des feuilles de buis au point «d’asphyxier» l’arbuste qui dépérit et finit par mourir s’il n’est pas débarrassé du parasite. La chenille devient ensuite papillon qui a son tour pond des œufs (800 œufs de chenille par ponte).

Le problème, c’est qu’elle n’a pas (encore) de prédateur. Les traitements bio qui n’ont pas d’influence sur l’environnement se résument au bacile de turenge et aux phéromones pour attirer et détruire les papillons. D’autres produits, de type insecticide, sont aussi utilisés mais ils ont un impact très fort sur les autres insectes et commettent de gros dégâts écologiques.


Repères

Le chiffre : 10

ans>arrivée en France. Il a suffit d’une petite dizaine d’années pour que la Pyrale du buis, importée d’Asie, réussise sa progression, voire sa

«Tous nos services sont unanimes. On vient d’observer un pic d’activité qui n’avait jamais été aussi fort, en particulier sur les monts de Lacaune».

Isabelle Calvière, directrice service environnement au conseil départemental Tarn.

Publié le 01/08/2017 à 07:39, Mis à jour le 02/08/2017 à 19:49

Une invasion d’une intensité jamais atteinte

Elle a pris tout le monde de court. Il y a quelques semaines, à l’issue d’une période de météo maussade pour la saison fin juin, les jardiniers et amateurs de nos massifs et causses se sont rendus compte d’un coup de l’ampleur des dégâts : la Pyrale du buis a commis en ce début d’été une attaque redoutable. Dans le secteur de Montredon Labessionnié par exemple, la photographie de notre correspondante publiée il y a quelques jours a impressionné tout le monde. Sur le causse, les dégâts ont redoublé. A Boissezon, village qui tient son nom justement du «buis» , un lecteur du journal, Peter Culleton écrit : «Le sentier de grande randonnée GR 653, chemin de St. Jacques de Compostelle, n’est plus praticable à pied sans prendre une quinzaine de chenilles sur les vêtements tous les dix mètres. C’est dégoutant.»

«la ville est mieux protégée»

Chargée de ce dossier à la Fredon, organisme scientifique basé à Toulouse, Laurie-Anne Coste explique : «On constate que les collectivités, comme à Castres en particulier où l’action des espaces verts est particulièrement bien organisée, réagissent plutôt efficacement et sont sensibilisées au traitement avec le bacile de Turenge notamment. Du coup, la Pyrale y est plutôt contenue en zone urbaine. En revanche, les espaces naturels comme le Causse, où il y a beaucoup de buis, fait office de réservoir. Et il paraît difficile d’y intervenir.»

Plusieurs alertes en effet ont été remontées par cet organisme qui est déjà venu sur place dans le sud du Tarn pour faire du conseil auprès des habitants.

En lien d’ailleurs avec la direction de l’environnement au Conseil départemental où la directrice du service «environnement» Isabelle Calvière confirme : «Nos différents services ont effectivement remonté des informations assez fortes sur la prolifération de la Pyrale ces dernières semaines. Que ce soient les personnes qui interviennent sur les chemins de randonnée, sur les espaces verts ou les cours d’eau, tout le monde est unanime. On est vraiment en présence d’un pic d’activité important en particulier dans les Monts de Lacaune et sud Tarn.»

Une bonne initiative pour que les réfugiés ne soient pas longtemps que des réfugiés.

L’Allier invente un SAS d’intégration des réfugiés

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/08/08/l-allier-invente-un-sas-d-integration-des-refugies_5169849_1654200.html

Alors que le plan du 12 juillet sur les migrations contient un volet sur l’intégration des réfugiés, sur le terrain, des initiatives existent déjà, comme celle qu’a mise en place le préfet de l’Allier.

LE MONDE | 08.08.2017 à 06h37 • Mis à jour le 08.08.2017 à 07h03 | Par Maryline Baumard

A l’AFPA de Montluçon (Allier), un groupe de réfugiés et de stagiaires en formation de maçonnerie, le 25 juillet.

« Pas de français, pas de travail. Pas de travail, pas d’argent. Pas d’argent, pas de maison »… Scotché à l’entrée de l’Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) de Montluçon (Allier), le message rappelle aux vingt réfugiés du lieu la règle d’or de l’intégration. Ici, nul n’est censé ignorer que le chemin qui l’amènera à signer un bail en ville passe par un bon maniement de la langue.

Pas étonnant, dans ces conditions, que mardi 25 juillet, Safi, 24 ans, déborde de fierté en exhibant son niveau B1 de français. Un diplôme décroché la veille qui garantit que le jeune Afghan se débrouille dans sa vie quotidienne, s’exprime sur ses sujets familiers et ses domaines d’intérêt ; mais peut aussi décrire un espoir, un projet ou une idée.

S’il veut être un jour naturalisé français, il lui faudra le B2. Mais en attendant, depuis le 14 avril et son emménagement dans une petite chambre de 7 m2 du centre de formation, le réfugié a franchi un pas de géant. « Ma priorité c’est le français, pose-t-il. Pour m’installer et devenir électricien. En Afghanistan je bricolais un peu, mais là, je vais devenir un vrai professionnel », résume Safi, tout à cet horizon qui passe par l’apprentissage du français.

Pour cela, il multiplie les occasions de s’exprimer, comme la ronde du soir où il accompagne l’animateur, juste pour discuter en plus des cours de français du matin et le MOOC (formation via internet) qu’il suit l’après-midi. « Le soir, je suis épuisé. C’est très fatigant de faire autant d’heures de langue chaque jour », sourit-il choisissant soigneusement ses mots.

Dispositif monté en trois jours

Arrivé en 2015 en France, il a d’abord rêvé de Londres et connu la « jungle » de Calais, avant d’opter pour la France et de s’ennuyer un an et trois mois dans le Centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Varennes-sur-Allier. Sa « chance », a été le terrible incendie qui a fait disparaître le camp de Grande-Synthe en une nuit le 10 avril, et laissé 1 000 Kurdes sans refuge.

A ce moment-là, le préfet de l’Allier, solidaire de la catastrophe, a battu le rappel pour trouver des lits. C’est lorsque l’AFPA de Montluçon lui en a proposé, que Pascal Sanjuan a imaginé un dispositif lui permettant à la fois d’être solidaire de la catastrophe de Grande-Synthe et d’améliorer l’intégration d’une partie des 60 réfugiés bloqués dans le CAO de Varenne-sur- Allier faute d’une autonomie linguistique suffisante.

« Plutôt qu’installer les demandeurs d’asile de Grande-Synthe dans un centre de formation, ce qui n’avait pas grand sens, j’ai estimé plus adapté de les installer, eux, dans le centre d’accueil de Varenne, habitué à ce public et d’utiliser les places AFPA pour mes réfugiés de Varenne, à qui il fallait un vrai coup de pouce avant de pouvoir se débrouiller seuls dans la vie », rappelle le haut fonctionnaire. Le « SAS intégration » de Montluçon – s’inspirant du dispositif Structure d’aide à la scolarité (SAS) de l’éducation nationale –, structure expérimentale qui s’ajoute à quelques autres, (notamment dans les Hauts-de-France), était né !

À l’AFPA, on se souviendra longtemps de ce week-end de Pâques 2017 où il a fallu en trois jours construire un dispositif avec hébergement, accompagnement social, formation au français et à un métier. Défi relevé, puisque le directeur départemental, Jean-Nathanaël Foulquier a pu accueillir Safi, Mohamad et les autres, trente heures après la commande préfectorale.

Son dispositif SAS met en œuvre les grands principes que l’OCDE a édictés en 2016 sous le titre de Clés pour l’intégration. Une plaquette rappelant qu’« il est nécessaire de renforcer la prestation de services comme le logement, le soutien psychologique, la formation linguistique et l’évaluation des compétences, ainsi que l’accès à l’éducation et aux soins de santé » rappelle ces recommandations qui ne vont pas encore de soi pour les pays d’accueil, dont la France. A petite échelle, et à titre expérimental, c’est pourtant ce que l’Allier a mis en place.

« Courage » et « reconnaissance pour ce qu’ils ont appris »

Et après trois mois, dans leur immense atelier, Abdellah l’Erythréen, Mohamad le Soudanais, Khan Agha et Kholam Nabi, les Afghans, s’entraînent à la technique de l’enduit après avoir monté chacun un muret de parpaing. Frédéric Laygue, leur formateur, a l’œil sur leurs gestes et l’exigence d’un ex-artisan pour qui chaque détail compte. Ce pro du bâtiment les remet à flot sur les bases de la maçonnerie et partage l’avis de Jean-Nathanaël Foulquier pour qui « Demain, les entreprises s’arracheront ces profils qui mettent au travail le même courage dont ils ont fait preuve durant leur parcours à travers l’Europe ».

Frédéric Laygue opine du chef à ces mots et s’avoue même touché par leur « poignée de main franche du soir qui dit pudiquement leur reconnaissance pour ce qu’ils ont appris ». Un geste simple, qu’il croyait perdu et a plaisir à retrouver avec ce public nouveau pour lui.

Kholam Nabi,un réfugié afghan, pendant une formation professionnelle à l’AFPA de Montluçon (Allier), le 25 juillet.

Comme pour tous ses stagiaires, l’AFPA trouve un financement auprès des professionnels pour chaque formation. « Pôle emploi, lui, prend en charge 200 heures de français par réfugié, soit autant que ce que leur accorde la France à la signature de leur contrat d’intégration. Après, la Fédération française du bâtiment est prête à embaucher ici 60 personnes dont une partie de réfugiés ; la restauration cherche elle aussi des aides-cuisiniers et tout récemment, le patron d’une chaîne de garages est venu nous voir, car il a aussi des besoins non pourvus », se félicite le directeur départemental, qui va ouvrir des remises à niveau en mécanique et cuisine dès janvier 2018.

Le tissu économique régional devrait permettre d’intégrer les vingt premiers élus du SAS. De soudeur à peintre en passant par magasinier ou agent de contrôle technique automobile, douze voies leur sont offertes au choix sur les six hectares du site, à laquelle s’ajoute la maçonnerie dans laquelle Mohamad et ses amis sont déjà engagés.

Actualités régionales, Scrabble, réparation de vélos…

Si le chemin de l’intégration passe par la langue et l’acquisition d’un métier, il emprunte aussi des voies plus informelles sur lesquelles les animateurs du lieu les emmènent. « Tous les soirs, on regarde ensemble les actualités régionales à la télé, rappelle Régis de Lio, éducateur pour l’AFPA. Ensuite, on débat d’un sujet, pour travailler leur français en découvrant la région », insiste celui qui organise aussi des soirées Scrabble et des concours de pétanque.

D’ailleurs, pour ce sport – prétexte à leur raconter Marseille, sa ville natale – Régis de Lio a inventé la « doublette intégrative » qui se compose obligatoirement d’un réfugié et d’un des 67 stagiaires français de l’AFPA en reconversion ou en formation sur le même site, logés dans le même immeuble. Mélange vertueux qui a permis à l’animateur de ne plus jamais réentendre de « Vive Marine », comme celui qui a résonné dans un des couloirs du foyer au moment de l’arrivée de ce nouveau public.

L’atelier de réparation des vélos, imaginé lui aussi par l’animateur afin de retaper les deux-roues achetés par les réfugiés sur le Bon Coin avec leur RSA, a aussi enregistré le coup de main et le savoir-faire de quelques stagiaires soudeurs qui n’étaient pourtant pas parmi les plus ravis de cette venue.

Autre volet incontournable pour pouvoir avancer seul en France, Marie-Laure Robin, animatrice, pour l’association Viltaïs, leur explique les arcanes de l’administration française. Un programme bien chargé, avec une jolie série d’obstacles à franchir… Mais les vingt réfugiés du SAS ont tellement hâte de se réinscrire dans une vie « normale », que cette adversité ne les impressionne pas vraiment, heureux qu’ils sont de bénéficier de ce dispositif qui reste expérimental et local. Car si l’intégration des immigrés figurait en bonne place dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron, l’accent mis sur ce point dans le programme gouvernemental annoncé le 12 juillet est loin d’épuiser le sujet.